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Grenoble : Ennuis judiciaires en vue pour le maire Eric Piolle

L’association anticorruption AC !! a déposé une plainte contre X visant le maire écolo de Grenoble, Eric Piolle, pour « délit politique et financier ». Explications.

Eric Piolle, maire de Grenoble (Greenbox, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons)

C’est un article du Canard Enchaîné intitulé « L’impayable combine du maire de Grenoble » qui a mis le feu aux poudres. Article sur lequel s’appuie l’association anticorruption AC !! pour porter plainte contre X, mais visant explicitement le maire écologiste de Grenoble, Eric Piolle et toutes celles et ceux qui auront participé à l’infraction de ce « délit politique et financier ».

400 € par mois en liquide

De quoi s’agit-il ? « Pour résumer les faits, écrit l’avocat de l’association, Me Vincent Poudampa, Monsieur le Maire de Grenoble a augmenté un collaborateur de 3.000 euros à 3.600 euros, entre janvier 2017 et juin 2020, en exigeant cependant que soient versés en liquide 400 euros sur ces sommes, chaque mois, à Madame Élisa Martin, alliée politique, au prétexte fallacieux d’une chute de ses revenus suite au non-cumul de mandats, pour un montant total de 16.800 euros. »
Précisons qu’Elisa Martin, son ancienne Première adjointe d’Eric Piollet, est devenue députée LFI de la 3ᵉ circonscription de l’Isère. Voilà pourquoi la petite combine a duré pendant deux ans.

Enquête pour concussion

Cette « combine » comme l’écrit la Canard aurait pu durer encore longtemps si le collaborateur du maire qui percevait 600 € supplémentaires pour en reverser 400 en liquide à la députée, n’avait révélé ce tour de passe-passe.
Une enquête a été ouverte par le parquet contre le maire écolo de Grenoble pour concussion (perception illicite d’argent par un fonctionnaire), un délit passible de 5 ans de prison et 500.000 € d’amende.
S’y ajoute désormais cette plainte de l’association AC !! pour « abus de confiance » (délit réprimé par l’article 314-1 du Code pénal) ; « prise illégale d’intérêts » (délit réprimé par l’article 432-12 du Code pénal) ; « détournement de biens publics » (délit réprimé par l’article 432-15 du Code pénal). L’association AC considère en effet que « de graves indices concordants tendent à laisser penser que partie de la rémunération d’un collaborateur de cabinet a servi à rémunérer illicitement une alliée politique de Monsieur le Maire de Grenoble, sur sa demande. »
Au-delà de l’aspect judiciaire, cette affaire prend une tournure politique puisque de nombreuses voix s’élèvent pour demander la démission immédiate du maire de Grenoble.

Source du contenu: infodujour.fr

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