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Reportage France – Élections européennes: l’anti-macronisme, principal carburant du Rassemblement national

À quelques jours des élections européennes, en France, c’est toujours la liste de Jordan Bardella, patron du Rassemblement national, parti national populiste, qui caracole en tête dans les sondages avec des intentions de vote autour de 33%, loin devant la liste du camp présidentiel. Le RN fait campagne sur le rejet de la politique menée par Emmanuel Macron et espère bien capitaliser sur les colères des Français. 

Après trois mois de campagne, la chorégraphie est désormais bien rodée. Les enceintes crachent une musique électro assourdissante. Marine Le Pen et Jordan Bardella font leur entrée sous une nuée de drapeaux bleu-blanc-rouge et la députée du Pas-de-Calais, triple candidate à la présidentielle, chauffe la salle. « Il y a quelque chose de tellurique dans ce phénomène qui va faire naître l’espoir des millions de Français et d’Européens qui n’en peuvent plus d’être méprisés. Le peuple vote, le peuple gagne », scande Marine Le Pen.

Jordan Bardella, star des réseaux sociaux, prend le relais sur scène et exalte la fierté d’être Français. « La France, parce qu’elle est la France, n’est elle-même que lorsqu’elle est au premier rang. »

Face aux deux leaders du Rassemblement national, des jeunes, beaucoup de jeunes. Au Dôme de Paris dimanche, Chloé et Hugo, à peine 20 ans, nous racontent pourquoi ils vont voter Rassemblement national, casquette « Vivement le 9 juin » sur la tête, le slogan de la campagne. « On aimerait bien que ça change et que ça redevienne comme avant, qu’il y ait plus d’ordre en France et je pense qu’avec Bardella, ça pourrait peut-être changer. Quand il parle d’immigration, il y a des idées qui sont plutôt bonnes », explique la jeune femme. « Là, c’est plus possible, c’est un ras-le-bol général. Tous ces problèmes d’insécurité, le fait qu’on perde du pouvoir d’achat, tout ça, faut que ça change. Tout simplement parce qu’on en a tous marre, en fait », ajoute Hugo.

Anti-macronisme

Au fond de la salle, sur les strapontins, la moyenne d’âge des militants est plus élevée. Nous croisons un retraité, venu en car des Ardennes avec une cinquantaine d’adhérents du parti. C’est un ancien électeur de gauche. « Depuis Mitterrand, il n’y a plus rien qui va. Il faut du changement. Déjà, s’ils peuvent faire quelque chose pour les salaires, pour les gens qui travaillent, qui n’arrivent même plus à vivre. C’est quand même triste le pouvoir d’achat, les toutes les augmentations d’électricité, de gaz, de tout. »

La colère des Français et l’anti-macronisme comme moteur principal du RN. Sur scène, la triple candidate à la présidentielle se projette déjà en 2027 et appelle les Français à sanctionner Emmanuel Macron. « Le 9 juin, il faudra tout d’abord lui rappeler qu’en démocratie, il n’y a qu’un seul maître des horloges, le peuple », clame Marine Le Pen.

Pas un meeting sans un appel à la mobilisation. « La campagne n’est pas terminée parce que rien n’est gagné. Je vous demande de m’aider », interpelle Jordan Bardella. Car le candidat le sait : s’il veut transformer l’essai et infliger une large défaite aux macronistes, la participation doit être au rendez-vous ce dimanche.

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Source du contenu: www.rfi.fr

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