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Sur l’autoroute A4 en Seine-et-Marne, les agriculteurs lèvent le barrage, mais restent vigilants

Le ministère de l’Économie évalue à 400 millions d’euros les mesures d’urgences prises en faveur des agriculteurs. Après de nouvelles annonces, ce jeudi 1er février, deux syndicats, la FNSEA et les Jeunes agriculteurs ont demandé la levée des blocages. La mobilisation dure depuis dix jours, les barrages sur les autoroutes depuis quatre jours. A Jossigny, à 40 km à l’est de Paris, les agriculteurs mobilisés ont rangé leur camp de base mais restent attentifs.

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2 mn

Avec notre envoyé spécial à Jossigny, Stéphane Duguet

Le barnum blanc qui leur servait de cantine est retiré petit à petit. «On est en train de tout démonter afin de pouvoir rendre l’autoroute à la circulation». Certains agriculteurs comptent les pièces du chapiteau avant de les rangers sur une remorque. Ils lèvent le camp comme demandé par la FNSEA et les Jeunes agriculteurs.

Méfiance

Mais les agriculteurs se méfient des annonces du gouvernement. Bruno Cardot cultive des céréales en Picardie, dans le nord de la France: «Ce qu’on veut ce sont des prix garantis et une sécurité sur les prix. Il y a beaucoup de leviers, on a eu quelques réponses dans les leviers pour avoir des prix justement, mais je pense que ça ne va pas être encore suffisant

Ils attendent maintenant des actes concrets. Hugo Halle est lui aussi un agriculteur du Nord de la France: «Il faut surtout que les actes suivent les paroles. On sait bien que tout ne peut pas se faire en cinq minutes, tout en sachant qu’il y a quatre ans on a eu le Covid-19, et le gouvernement a su être efficace en très peu de temps, ça nous montre bien que quand on veut, on peut.»

Résultats

Les agriculteurs demandent des résultats avant le salon de l’Agriculture dans trois semaines et les élections européennes en juin. Alexis Gauthier cultive du blé, des betteraves, des pommes de terre et des oignons: «Si ça ne donne pas satisfaction, on passera à d’autres modes d’action. On peut renouveler des blocages, aller à Bruxelles, monter à l’échelon européen, en plus ce n’est pas si loin. Également il y a le salon de l’Agriculture qui va se tenir, où on peut intervenir à ce moment-là.»

Le ton est donné! Même sans blocages, les agriculteurs veulent maintenir la pression. Même si ceux-ci ont bien quitté le barrage de Jossigny à 20h jeudi soir.

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Source du contenu: www.rfi.fr

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