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Calarena, un bikini corse à Paris

Venus de Porto-Vecchio, ces maillots qui peuvent se porter avec la jupe assortie distillent leur art de vivre insulaire et solaire au Bon Marché.

Samedi dernier, en cherchant au Bon Marché une tenue de mariage pour cet été, Joséphine s’arrête net devant le beau corner de Calarena, à l’espace bain du grand magasin. Les bikinis classés par couleur ont sur cette jeune Corse, venue étudier la musique à Paris, l’effet d’une madeleine de Proust. « Calarena, c’est le lèche-vitrine après une journée de bateau, une glace à la main, sur le port de Saint-Florent. La boutique multimarque Tentation y expose depuis toujours ses maillots à côté de blouses en lin brodées ! Pour moi, c’est tellement corse que je n’ai jamais pensé que la marque pouvait sortir de l’île et qu’on la trouvait à Paris ! » Et pourtant, à Miami, Bruxelles, dans les beaux hôtels et depuis peu dans une boutique en propre à Saint-Tropez, le soleil de Calarena brûle aussi. Nul n’est prophète en son pays…

Comme Joséphine, les deux sœurs fondatrices, Marie-Luce de Rocca Serra (sa directrice) et Sandrine Giraschi Piergigli (sa directrice artistique), ont quitté la Corse pour leurs études, la première en école de commerce avant de faire ses classes chez Sisley, la seconde en droit à Assas, avant de poursuivre à l’institut de mode Marangoni à Milan. « Napoléon disait : “La Corse, on ne la quitte pas, on s’absente”, raconte Marie-Luce. Comme beaucoup, nous avons eu un appel de notre île et l’envie d’entreprendre ici, entourées de gens de confiance. » En 2004, de retour dans leur ville natale de Porto-Vecchio, elles lancent leur marque de maillots de bain Calarena (cala, « la crique », rena, « le sable », en corse). Reconnaissables à leurs découpes asymétriques ou ajourées, ces une-pièce et bikinis sont pour la plupart réversibles et affichent un détail plissé, drapé, gansé ou un accessoire bijou fait main dans le sud de la France. Les anneaux, zips et boutons dessinent un décolleté, une chaîne gourmette marque la taille, des bretelles tressées flattent un dos nu…

À partir de 205 € le maillot une pièce sur calarena.com et au Bon Marché à Paris.
Calarena

Plus besoin de sortie de plage pour aller dîner

« Comme il n’y avait rien de révolutionnaire à proposer des maillots en Corse, il nous fallait plus : une marque qui change, qui vende tout un art de vivre, poursuit-elle. Nous avons donc imaginé un véritable vestiaire de plage, des robes longues, des pantalons,des maillots qui deviennent des bodys, des paréos qui se nouent en jupe. Le tout fabriqué dans la même matière technique que nos bikinis. » Ce polyamide infroissable destiné à l’origine aux vêtements de sport est décliné dans une vingtaine de couleurs chaudes et joyeuses. La confection, elle, est faite en Italie (où les sœurs ont aussi de la famille), dans un petit atelier historique de la région de Novare.

S’il est aujourd’hui relativement répandu, il y a vingt ans, ce concept de valise d’été était précurseur ! Il propulse d’ailleurs la marque auprès des élégantes vacancières qui n’ont plus besoin de se changer en sortie de plage pour aller dîner. « Nous vendons rarement le maillot seul, confirme la directrice. En portant nos panoplies, nos clientes adhèrent au savoir-vivre au bord de l’eau, à la dolce vita, aux plaisirs simples de l’île et à l’élégance naturelle des femmes. Chez nous, en Corse, société matriarcale, qu’elles soient notre grand-mère, notre mère, notre fille ou notre cousine, elles sont le pilier de la famille. La Corse épaule son mari dans son entreprise, éduque ses enfants avec de belles valeurs, tout en restant indépendante et créative. »

Chez Calarena, à chaque maillot sa tenue beachwear assortie.
Calarena

Comme Marie-Luce et Sandrine, elles sont nombreuses de leur génération sur l’île à s’être lancées dans la cosmétique ou la mode. « Ici, nous vivons autant les soucis de conjonctures politiques que sur le “continent”, mais nous restons protégés par l’esprit insulaire et d’entraide qui y règne. La douceur de vivre libère la créativité, et nous faisons les choses comme nous les aimons, sans nous rendre compte de leur impact au-delà de nos frontières. » Jusqu’à ce que, récemment, le Bon Marché, où Calarena expose quelques articles depuis deux ans, les appelle et leur propose une boutique permanente. « Le grand magasin dont on rêvait ! C’est une grande fierté que la marque soit vendue dans ce lieu si chic, emblématique de la rive gauche, et qu’elle plaise aux Parisiennes. La preuve qu’il n’y a pas que la charcuterie et les cabanons de plage en Corse ! »

Source du contenu: www.lefigaro.fr

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