AccueilÉconomieCulture du risque, innovations... Comment le principe de précaution asphyxie la France

Culture du risque, innovations… Comment le principe de précaution asphyxie la France

DÉCRYPTAGE – Il a pesé sur l’évolution de la santé publique, la sécurité alimentaire, l’urbanisme, les transports et la consommation.

Un anniversaire clivant. « En France, le principe de précaution paralyse beaucoup de choses. Le gaz de schiste , par exemple, on n’a même pas essayé de voir s’il y avait moyen de faire quelque chose », s’agaçait il y a quelques mois, une figure de Bercy. « Beaucoup ont fait du principe de précaution un épouvantail, alors qu’en réalité son application reste limitée depuis vingt ans », rétorque Corinne Lepage, avocate et ancienne ministre de l’Environnement. Conçu pour redonner confiance aux citoyens en la capacité des politiques de les protéger des risques incertains, en particulier des atteintes environnementales, le principe de précaution a connu son heure de gloire au début des années 2000.

Depuis, son application concrète sur le terrain du droit est restée mesurée. En revanche, en vingt ans, le principe semble avoir profondément modifié l’appréhension du risque en Europe en remettant en cause le droit traditionnel de la responsabilité et en accompagnant la montée en puissance…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 91% à découvrir.

Vente Flash

1€ par mois pendant 3 mois. Sans engagement.

Déjà abonné ?
Connectez-vous

Source du contenu: www.lefigaro.fr

dernières nouvelles

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici