AccueilCultureDe Tracy Chapman à l'afrobeat, les moments forts des Grammy Awards

De Tracy Chapman à l’afrobeat, les moments forts des Grammy Awards

Au-delà de l’incontournable Taylor Swift, la cérémonie des récompenses de l’industrie musicale américaine a réservé quelques surprises dimanche soir à Los Angeles.

Tracy Chapman, Joni Mitchell sur scène, un rappeur primé et arrêté quelques minutes plus tard, une touche d’afrobeat : au-delà de l’incontournable Taylor Swift, les Grammy Awards, récompenses de l’industrie musicale américaine, ont réservé quelques surprises dimanche soir à Los Angeles.

Tracy Chapman, Joni Mitchell… la soirée des légendes

Au milieu de SZA, Olivia Rodrigo ou Miley Cyrus, l’un des moments musicaux forts de la soirée a été l’apparition, rare, de Tracy Chapman pour interpréter son classique, Fast Car (1988), en duo avec le crooner country Luke Combs. Longues tresses légèrement grisonnantes, guitare en bandoulière et voix toujours aussi douce et pure, la chanteuse de Cleveland a été ovationnée, pendant que de nombreux fans partageaient leur émotion sur les réseaux sociaux.

Fast Car fut l’un des premiers tubes de Chapman, qu’elle avait rendu populaire en l’interprétant au fameux concert de Wembley contre l’apartheid en Afrique du Sud et pour les 70 ans de Nelson Mandela, à l’époque emprisonné. Le morceau a connu une seconde vie grâce à la reprise de Luke Combs cette année. Et depuis sa diffusion aux Grammy, il occupe la première place des téléchargements sur Apple Music.

À 80 ans, la légendaire Joni Mitchell, symbole de la génération Woodstock, a remporté elle le 10e Grammy de sa carrière, pour son album Joni Mitchell at Newport, un concert qui marquait son retour sur scène après une rupture d’anévrisme. Sur la scène de la crypto.com arena, assise sur un trône, béret noir et canne à la main, elle a offert une poignante interprétation de sa chanson «Both Sides Now».

Au rang des hommages, Annie Lennox a elle chanté, larmes aux yeux, Nothing Compares 2 U de l’Irlandaise Sinead O’Connor, décédée en 2023, avant de lancer : «Les artistes pour un cessez-le-feu» dans la bande de Gaza. L’une des rares interventions politiques de la soirée.

Céline Dion, toujours là

Diminuée par une pathologie neurologique rare, le syndrome de la personne raide, Céline Dion a fait une brève apparition surprise pour remettre la récompenses la plus prestigieuse de la soirée, l’album de l’année, à Taylor Swift. «Quand je dis que je suis contente d’être là, je le pense vraiment, de tout mon coeur», a-t-elle lancé. «Ceux qui ont eu la chance d’assister aux Grammy Awards ne devraient jamais considérer comme acquis l’immense amour et la joie que la musique apporte à nos vies et aux gens du monde entier», a-t-elle poursuivi. La star québécoise, 16 foix nommée aux Grammys (5 victoires) n’est plus montée sur scène depuis un concert à Newark (Etats-Unis) en mars 2020. Il y a quelques jours, Prime Video a annoncé la sortie prochaine d’un documentaire sur la chanteuse de 55 ans, I Am: Céline Dion, dans lequel elle veut «sensibiliser» sur sa maladie.

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Killer Mike : trois Grammys, puis les menottes

Gagner trois Grammy Awards et quitter la soirée menotté, ce n’est pas quelque chose de commun. C’est pourtant ce qui est arrivé au rappeur Killer Mike dimanche soir. Star de la soirée dans la catégorie hip-hop, il a remporté trois gramophones, dont le meilleur album de rap pour Michael, et la meilleure chanson rap, pour Scientists & Engineers, avec notamment André 3000 du duo Outkast. Mais peu après ces récompenses, remises lors de la pré-cérémonie, une vidéo publiée sur les réseaux sociaux l’a montré menotté et escorté par la police dans les couloirs de la Crypto Arena. Sollicitée sur le motif de cette interpellation, la police de Los Angeles n’a pas fait de commentaire dans l’immédiat.

Jay-Z, rancunier

Récompensé par un prix pour l’ensemble de sa carrière dans le hip-hop, un autre rappeur Jay-Z, a lui lancé un froid dans l’assistance, en ressuscitant la polémique autour de son épouse Beyoncé, que les Grammy Awards ont toujours ignorée pour la récompense reine du meilleur album. Un paradoxe, car «Queen B» est l’artiste la plus récompensée de l’histoire de la cérémonie, avec 32 gramophones. «Réfléchissez à ça, plus grand nombre de Grammys, pas une fois album de l’année, quelque chose cloche», a-t-il lancé, sa femme présente dans la salle.

Beyoncé était devenue l’an dernier l’artiste la plus couronnée de tous les temps aux Grammy Awards, mais le prix de l’album de l’année lui avait échappé au profit de la popstar britannique Harry Styles. En 2017, la Recording Academy l’avait également snobée pour lui préférer la diva Adele, nourrissant les critiques contre le manque de diversité des Grammy Awards. Une critique que Jay-Z voulait visiblement remettre sur la table dimanche soir.

Une touche d’afrobeat

Star mondiale de l’afrobeat, le Nigérian Burna Boy a enflammé la soirée en montant sur scène pour une performance musicale, bientôt rejoint par la chanteuse Brandy et le rappeur 21 Savage. Une manière, pour la grand-messe américaine, d’offrir ses lettres de noblesses au genre qui inonde les ondes africaines depuis une décennie et désormais celles du monde entier. Pour la première fois de leur histoire, les Grammy Awards comptaient d’ailleurs dimanche parmi ses catégories celle de la «meilleure performance musicale africaine». Elle a été remportée par la chanteuse sud-africaine Tyla pour son titre Water.


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Source du contenu: www.lefigaro.fr

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