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Les objets trouvés dans la Seine, de la Préhistoire à nos jours, exposés

Tombés, jetés ou perdus, les objets sont soit le fruit de «découvertes fortuites, lors des dragages du fleuve», ou le résultat de fouilles entreprises depuis le XIXe siècle.
Statuette d’Apollon trouvée dans le lit de la Seine, alliage cuivreux, époque gallo-romaine Paris Musées / Musée Carnavalet – Histoire de Paris

Défense de mammouth, statuette d’Apollon, casques de la Première Guerre mondiale… L’exposition Dans la Seine présente, à la Crypte archéologique à Paris, 150 objets recueillis dans le fleuve témoignant de son histoire et de ses populations.

Une défense de mammouth, une statuette d’Apollon, une vaisselle miniature, des casques de la Première Guerre mondiale: ces objets retrouvés dans la Seine disent l’histoire du fleuve, retracée à partir de mercredi à la Crypte archéologique située sous le parvis Notre-Dame à Paris.

À six mois des Jeux olympiques (26 juillet – 11 août), où la cérémonie d’ouverture et les épreuves de natation marathon et de triathlon mettront la Seine en vedette, l’exposition présente 150 objets qui «témoignent de l’histoire» du fleuve et de ses populations.

Tombés, jetés ou perdus, ils sont soit le fruit de «découvertes fortuites, lors des dragages du fleuve», ou le résultat de fouilles entreprises depuis le XIXe siècle, a expliqué la commissaire scientifique Sylvie Robin, mardi lors du vernissage. La Crypte abrite les vestiges gallo-romains découverts sous le parvis dans les années 1960, dont le quai du premier port de Lutèce: situé 50 mètres en deçà du quai actuel, à 4 mètres sous le niveau du sol, il montre que la Seine était alors «plus large et plus basse» et que la ville a depuis «approfondi son lit pour la rendre navigable», résume Mme Robin.

Bague de promesse

De cette époque, la Seine a livré des récipients en céramique, des statuettes en alliage cuivreux d’Apollon ou de Mercure ou une nasse de pêche en bois. De l’époque médiévale, le fleuve a recraché des figurines en plomb, un lot de dés à coudre, une bague de promesse, de la vaisselle miniature, des armes ou des méreaux, sortes de jetons qui pouvaient avoir valeur de laissez-passer.

Tête de statue en marbre.
Marc Lelièvre / Ville de Paris

En plus de la crise sanitaire, la Crypte archéologique, rattachée au musée Carnavalet, a subi ces dernières années les conséquences de l’incendie qui a ravagé la cathédrale en avril 2019. Si le petit musée situé en sous-sol n’a pas été touché directement, la «pollution au plomb» engendrée et la crue de 2021 ont fait «qu’il a rouvert et fermé de façon intermittente, et la situation n’est stabilisée que depuis deux ans», souligne sa directrice Valérie Guillaume à l’AFP. Depuis, le musée a retrouvé un public composé aux «deux tiers de touristes», indique-t-elle. Il devrait bénéficier de la réouverture de la cathédrale, prévue le 8 décembre, avant de voir son entrée modifiée, via l’espace d’accueil souterrain prévu dans le réaménagement du site.

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