AccueilCultureLes sorties cinéma : « La Bête », « Daaaaaalí ! », « Green Border », « Le Royaume de Kensuké »…

Les sorties cinéma : « La Bête », « Daaaaaalí ! », « Green Border », « Le Royaume de Kensuké »…

LA LISTE DE LA MATINALE

Cette semaine, deux cinéastes français en grande forme : Bertrand Bonello avec La Bête, Quentin Dupieux avec Daaaaaalí !. Ajoutons une fiction choc sur les migrants, Green Border, d’Agnieszka Holland, et un film d’animation tout en poésie, Le Royaume de Kensuké, de Neil Boyle et Kirk Hendry.

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« La Bête » : dans la jungle de l’impasse amoureuse

La Bête marque un retour à la « grande forme » pour l’œuvre hétéroclite de Bertrand Bonello, orfèvre formaliste du cinéma français. Deuxième adaptation française en peu de temps, après La Bête dans la jungle, de Patric Chiha (2023), de la nouvelle éponyme de Henry James (1903), le film se partage en trois époques, entre lesquelles circule un même personnage, Gabrielle, joué par Léa Seydoux. En 2044, dans un futur proche intégralement pris en charge par l’intelligence artificielle, la jeune Parisienne, qui peine à trouver un emploi, doit pour cela se soumettre à un programme visant à « nettoyer » les traumas de ses vies antérieures. Sur la table d’opération, la voilà replongée en 1910, dans les salons de la Belle Epoque.

Lors d’une soirée, Gabrielle fait la rencontre de Louis (George MacKay), jeune homme rêveur auquel elle fait part d’une angoisse persistante : son pressentiment d’une catastrophe imminente. La rencontre adviendra par trois fois : dans le passé, dans le futur et à mi-chemin, en 2014, où l’on retrouve Gabrielle à Hollywood en aspirante comédienne et courant les castings.

Il s’agit bien de raconter trois fois la même impasse amoureuse, dans autant de genres et de colorations différents. Mais l’amour ne fait pas que se répéter. Il cherche à travers les âges une occasion de se réaliser, d’advenir, autant que « la bête » qui hante Gabrielle. Le film trouve ainsi sa continuité dans ses lignes brisées, à l’image de certains électrons libres nord-américains comme David Lynch (Lost Highway, Mulholland Drive) ou David Cronenberg (Crash, Le Festin nu), peut-être même aussi du Je t’aime, je t’aime (1968) d’Alain Resnais. Ma. Mt.

Film français de Bertrand Bonello. Avec Léa Seydoux, George MacKay, Guslagie Malanda, Dasha Nekrasova (2 h 26).

« Daaaaaalí ! » : pop-up sur l’artiste catalan

Quentin Dupieux nous joue un tour avec ce nouveau long-métrage, au fil de scènes s’emboîtant les unes dans les autres comme une succession de rêves. On embarque à bord d’un grand huit, qui nous emmène d’une suite d’hôtel, dans laquelle une jeune journaliste, Judith (Anaïs Demoustier), attend fébrilement d’interviewer Salvador Dali (1904-1989), à d’autres rendez-vous rocambolesques avec l’artiste catalan, lequel n’aura de cesse de se défiler.

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Source du contenu: www.lemonde.fr

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