AccueilCultureL’Etat s’associe à Netflix pour attirer des touristes en France

L’Etat s’associe à Netflix pour attirer des touristes en France

A Villefranche-de-Rouergue (Aveyron), le tournage de la série Netflix Toute la lumière que nous ne pouvons voir n’est pas passé inaperçu. Des rues transformées, des commerces redécorés… « C’était quelque chose ! », se rappelle le maire (divers gauche) Jean-Sébastien Orcibal. Il estime à 2 millions d’euros les retombées économiques de ce tournage d’un mois, qui a mis en valeur ses rues médiévales et places bordées d’arcades.

Désormais, la mairie aimerait profiter du succès de cette série (50 millions de vues) pour attirer des touristes et a même créé un dépliant spécifique. Mais encore faut-il le savoir. Car cette fiction n’est pas censée se passer à Villefranche-de-Rouergue. Dans la série, la ville que l’on voit à l’écran est présentée comme… Saint-Malo, en Ille-et-Vilaine.

Voilà pourquoi le maire se réjouit du guide touristique lancé, jeudi 1er février, par Netflix en partenariat avec Atout France, l’agence de l’Etat consacrée au tourisme. Le guide fait la promotion des lieux de tournage des films ou des séries produits par la plate-forme. Outre Villefranche-de-Rouergue, on y apprend que le château de Chantilly, dans l’Oise, a servi de décor à The Gray Man, que l’abbaye de Chaalis, dans l’Oise également, a accueilli Family Business, que l’église Saint-Julien-le-Pauvre, à Paris, apparaît dans Berlin… Mais aussi que Lupin est passé par le musée Nissim-de-Camondo, à Paris, que c’est à Bonnieux (Vaucluse) qu’Emily (de la série Emily in Paris) réalise son escapade provençale.

« Contribution très positive »

« Nous avons refusé d’y faire apparaître certains sites exposés au surtourisme, comme les falaises d’Etretat vues dans Lupin, ou la boulangerie d’Emily in Paris », affirme Caroline Leboucher, directrice d’Atout France. A ce guide en ligne s’ajoute un spot publicitaire de Netflix pour promouvoir le tourisme en France, appuyé par le Service d’information du gouvernement.

Pour la plate-forme, qui finance environ vingt productions françaises par an, aller chercher le soutien de l’Etat dans cette campagne de communication est une manière de faire valoir son poids politique. « La contribution de Netflix sur l’attractivité culturelle de la France est très positive, on avait envie de la renforcer », explique Marie-Laure Daridan, directrice des relations publiques chez Netflix. La plate-forme a financé un sondage auprès de 2 250 personnes en Allemagne, au Japon et aux Etats-Unis, qui montre que le fait d’avoir déjà vu des films français (ou tournés en France) dans son catalogue a un effet décisif sur l’envie de connaître la France, d’y voyager et même d’apprendre la langue.

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Source du contenu: www.lemonde.fr

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