AccueilCultureNotre critique de Green Border: enfer sur Terre

Notre critique de Green Border: enfer sur Terre

Dans Green Border, Maja Ostaszewska interprête Julia, une psychologue quinquagénaire qui se mue en activiste au sein d’un groupe de bénévoles.
Agata Kubis

CRITIQUE – Agnieszka Holland revient sur le drame des réfugiés pris en tenailles entre la Biélorussie et la Pologne. Une catastrophe humanitaire filmée avec une rage froide.

Pas de beaux paysages, de couleurs chaudes, de jolie musique ni de fin optimiste. Green Border n’a pas grand-chose à voir avec Moi, capitaine, le périple clandestin de deux jeunes Sénégalais partis de Dakar pour rejoindre l’Europe. Les deux films ont été primés à la Mostra de Venise – prix spécial du jury pour le premier, lion d’argent du meilleur réalisateur pour le second – mais ils portent des regards différents sur le «drame des migrants».

À la différence de l’Italien Matteo Garrone, la Polonaise Agnieszka Holland (L’Ombre de Staline) ne prend pas de gants. Pas seulement parce qu’elle filme en noir et blanc. Green Border est une œuvre de fiction qui n’invente rien. Elle débute en octobre 2021, au pic de la crise, quand des milliers de migrants d’Afrique et du Moyen-Orient affluent à la frontière polono-biélorusse. Alexandre Loukachenko, dictateur inamovible de la Biélorussie depuis 1994, dans sa «guerre hybride» contre la Pologne, accueille à Minsk ces réfugiés pour mieux les envoyer…

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