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Afrique économie – La stratégie africaine de l’Italie

Un sommet Italie-Afrique avait lieu en début de semaine, à Rome. Une vingtaine de chefs d’État et de gouvernements africains ont fait le déplacement pour entendre le plan de la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni pour encourager le développement du continent. Avec son « Plan Mattei », l’Italie veut investir dans plusieurs secteurs de l’économie pour créer des emplois et freiner l’émigration irrégulière. En insistant particulièrement sur la production énergétique, dont pourrait aussi bénéficier l’Europe.

Sur le plan diplomatique, le sommet Italie-Afrique a été un succès même si les promesses doivent maintenant se concrétiser. Les acteurs économiques africains et italiens ont pu se rencontrer en marge du programme officiel.

Une opportunité à saisir, selon Jacqueline Lydia Mikolo, la ministre des PME en République du Congo – présente dans la délégation du président Denis Sassou-Nguesso. « Sur le plan économique, plusieurs sociétés italiennes sont implantées au Congo. Dans le domaine de l’alimentaire, dans l’environnement, dans la transformation des matières premières, c’est une relation économique qui existe. À travers les priorités que s’est fixées le Congo, dans le cadre de son plan national de développement, nous avons décidé de renforcer le partenariat économique avec l’Italie dans ces domaines. Et nous sommes venus avec des entrepreneurs et des artisans. »

Mais l’Italie, qui se voit comme « un pont » entre l’Europe et l’Afrique, met surtout l’accent sur l’énergie. Avec un objectif : que la production africaine augmente pour qu’une partie de ses ressources puisse être exportée vers l’Europe. Giorgia Meloni a promis que les énergies renouvelables ne seraient pas laissées de côté, mais selon le spécialiste italien Francesco Sassi, il sera difficile de diversifier la production énergétique en Afrique, tant que l’Europe n’aura pas elle-même opéré sa transition : « L’Italie dépend tellement du gaz algérien, qu’en ce moment les compagnies italiennes investissent de plus en plus en Afrique, dans des pays comme le Mozambique ou la République démocratique du Congo, à la recherche de nouvelles sources d’énergie gazière, pour réussir à sortir de la dépendance au gaz russe. »

« Le plan Mattei » tire son nom de celui d’Enrico Mattei, le fondateur de la major italienne ENI, très impliquée en Afrique. Des intérêts sur lesquels Giorgia Meloni a préféré rester discrète durant ce sommet, remarque la chercheuse Sofia Scialoja : « Dans l’énonciation de ses différents projets, elle n’a jamais parlé des vrais actifs économiques italiens en Afrique que sont l’ENI Ente Nazionale Idrocarburi, (la société nationale italienne des hydrocarbures) et aussi d’autres géants privés. »

À l’issue de ce sommet, l’Italie a annoncé une enveloppe de 5,5 milliards d’euros pour financer une série de projets pilotes en Afrique et donner le coup d’envoi du Plan Mattei.

Source du contenu: www.rfi.fr

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