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Aujourd’hui l’économie – La transition écologique, troisième préoccupation des électeurs, absente des débats

La transition écologique, c’est la troisième préoccupation des électeurs européens après le pouvoir d’achat et l’immigration. Elle est pourtant absente des débats. Pourquoi ?

Selonl’enquête Eurobaromètre réalisée en 2023, plus de la moitié des Européens pensent que face à la flambée des prix de l’énergie, la transition écologique devrait se faire plus rapidement. Et pour trois quarts d’entre eux, le chemin pour y parvenir, c’est l’innovation. Ils attendent que l’UE donne une feuille de route sur ce sujet.

Les écologistes à la traîne

Pourtant, les partis écologistes risquent de figurer parmi les grands perdants du scrutin européen, qui s’achèvera dimanche. Contraste flagrant avec les élections de 2019 : en France, la liste Europe Écologie-Les Verts arrivait au troisième rang avec près de 14 % des voix. Cette année, les sondages ne donnent aux écologistes que 5 % d’intentions de vote. Pourtant, cette question figure bien dans les programmes. Mais le contexte y est moins favorable.

En 2019, il y a eu les marches pour le climat inspirées par Greta Thunberg. En 2024, il y a eu la crise agricole sous fond de contestation du Pacte Vert. Au point de faire dire à une candidate de droite conservatrice estonienne que son pays devrait peut-être réduire ses ambitions écologiques. Tandis qu’en Pologne, les agriculteurs dénonçaient les lourdeurs administratives liées à l’usage des pesticides, en France, c’est le discours politique qui change.

On parle désormais plus de politique industrielle, et moins des objectifs écologiques. Même les parties de gauche n’insistent plus sur ces enjeux, devenus électoralement moins porteurs.

Un nouveau Pacte Vert en Europe ?

Rappelons que le pacte actuel a pour objectif d’atteindre la neutralité carbone en 2050 et de réduire de 55 % les émissions de gaz à effet de serre, d’ici à 2030. Ce que propose un collectif d’intellectuels, dont Bertrand Badré, ancien directeur général de la Banque mondiale, dans une tribune publiée en mars entre autres par « Le Monde », c’est d’y apporter des réajustements.

Il s’agit de rémunérer correctement les services écosystémiques rendus par les agriculteurs, de conditionner les aides au « made in Europe », y compris pour l’achat de véhicules électriques, de faire, à l’instar des plans de relance post-Covid, un plan communautaire pour stimuler les industries européennes qui ambitionnent d’être neutres en matière d’émissions carbones. Voilà ce que pourrait être un nouveau Pacte Vert européen, basé non pas sur les normes, mais sur un contrat social négocié à l’intérieur des États membres.

Source du contenu: www.rfi.fr

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