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Aujourd’hui l’économie – Wembanyama, un phénomène aussi économique

À la mi-saison de NBA, Victor Wembanyama affole les statistiques sur les parquets (24 points, 9,6 rebonds de moyenne en 14 matchs) mais aussi en dehors. Car la « Wembymania » est aussi économique.

Il ne disputera pas cette année le All-Star Game – le prodige français n’a pas été retenu par les coachs ce jeudi 1er février dans la liste des remplaçants de la conférence Ouest sélectionnés pour affronter les meilleurs joueurs de l’Est – mais Victor Wembanyama sera tout de même l’une des attractions du All-Star Week-end qui se tiendra du 16 ou 18 février prochain à Indianapolis. D’abord dans le match qui réunit les meilleurs rookies le 16 février, puis le lendemain pour le concours d’agilité et d’adresse, le Rising Stars Challenge. 

2e joueur le plus regardé de NBA

Pour mesurer l’envergure du géant français de 2,24 m, il suffit de se tourner vers les réseaux sociaux de la NBA. D’après une étude publiée en décembre, les vidéos de ses actions de match cumulent 508 millions de vues. Cela place Victor Wembanyama au rang de deuxième joueur le plus suivi, derrière un certain LeBron James.

San Antonio version « Wemby », c’est 4 000 abonnements de plus sur la saison, des ventes de billets en hausse de 30%, et des produits dérivés à son nom qui s’arrachent. Le maillot floqué du numéro un est parmi les plus vendus du championnat. En janvier, Wembanyama est devenu le quatrième joueur de NBA à écouler le plus de maillots.

Côté revenus, le basketteur est bien loin des 20 000 euros par mois qu’il percevait en France à Boulogne-Levallois. Avec son arrivée aux États-Unis, son salaire a été multiplié par 50. En étant sélectionné en choix numéro un de la dernière draft, Wembanyama a signé le plus gros contrat jamais négocié pour un rookie : il doit toucher plus de 55 millions de dollars sur quatre ans, dont 16 millions de dollars la première année. Et s’il continue sur sa lancée, Bloomberg a fait le calcul : il pourrait même dépasser le milliard de revenus uniquement grâce au basket.

« Pas un sapin de Noël »

Pour le reste, le prodige français ne court pas après les sponsors. « Il ne veut pas devenir un sapin de Noël et multiplier les partenariats, analyse Julien Lepron, consultant et membre de l’Observatoire du Sport business. Il fait partie de cette nouvelle génération de sportifs qui contrôlent leur image. Cela passe par des sponsors qui lui ressemblent ». Si le géant français a renouvelé son contrat avec Nike à son arrivée aux États-Unis – on parle de plus de 100 millions de dollars – il tient à limiter ses engagements. « Chacun de mes partenaires, j’en ai très peu, sont choisis parce qu’ils véhiculent des idées auxquelles j’adhère », expliquait-il en décembre en conférence de presse d’après match. C’est ainsi que le sportif a noué cet été un partenariat et investi dans la marque Barcode, une boisson naturelle à base de plantes. 

Ambassadeur de la NBA à l’étranger… et en France 

Une communication bien huilée, un anglais parfait, un joueur disponible pour les médias : « Wemby » est aussi devenu un ambassadeur de choix pour la NBA qui cherche encore un peu plus à s’exporter. Et notamment en France. 

Forbes rapporte que l’audience de la NBA a bondi de 26%. Son équipe des Spurs devrait d’ailleurs jouer un match de saison régulière en janvier prochain à Paris. Mais avant cela, on devrait voir « Wemby » sous un autre maillot en France, celui des Bleus lors des Jeux olympiques. 

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Source du contenu: www.rfi.fr

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