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Baisse de qualité et hausse des prix : six produits de marque épinglés pour «cheapflation»

Surimi, mayonnaise, rillettes… Six produits ont été épinglés par l’association.
FRED TANNEAU / AFP

L’association Foodwatch a dénoncé les pratiques de Fleury Michon, Findus ou encore Mondelez, qui ont réduit ou remplacé des ingrédients dans leurs produits pour faire des économies tout en les vendant plus cher.

Des bâtonnets de surimi Fleury Michon avec 11% de chair à poisson en moins alors que le prix au kilo a augmenté de 40% entre 2021 et 2023, de la mayonnaise Maille avec 25% de jaune d’œuf en moins, mais 12% plus chère entre fin 2023 et début 2024… L’association de défense des consommateurs Foodwatch a épinglé six produits de grandes marques dont la composition a été altérée tandis que leurs prix augmentaient, souvent à l’insu des consommateurs en période d’inflation, ce mardi 7 février.

Cette pratique qui consiste à réduire des ingrédients, les supprimer ou les remplacer par des substituts moins chers ou de moindre qualité est baptisée «cheapflation», contraction de «cheap» («bon marché») et «inflation».

Les fabricants pointent la hausse des prix des matières premières

Foodwatch pointe également un chocolat Milka (Mondelez), des rillettes Bordeau Chesnel, les chocolats After Eight (Nestlé) ou un poisson de la marque Findus (Nomad Foods). «Nous avons identifié des exemples remontant jusqu’en 2016, bien avant le début de la hausse des prix alimentaires. Le phénomène n’est donc pas récent, mais l’inflation pourrait avoir encouragé les industriels à recourir à ces pratiques», a expliqué Foodwatch sur son site internet, dans le cadre d’une enquête menée avec l’émission «France grand format» sur France 2.

«Nous avons interpellé les fabricants, qui justifient généralement ces changements par une hausse du prix des matières premières en période d’inflation. Pour Foodwatch, cela n’excuse en rien l’opacité sur les changements de recette ou de format, ni la hausse des prix qui y est corrélée», a ajouté l’association, dénonçant également la «shrinkflation».

Un arrêté contre la «shinkflation»

Concernant la «shrinkflation» – ou «réduflation» – le gouvernement travaille à un projet d’arrêté contraignant d’ici mars les supermarchés à expliciter davantage cette pratique des fabricants de produits de grande consommation, agro-industriels ou distributeurs, consistant à réduire les quantités des produits vendus plutôt que d’augmenter significativement les prix.

Les prix de l’alimentation, principal moteur de l’inflation en 2023 avec un sommet à presque 16% au printemps, ont amorcé depuis un ralentissement, avec une hausse de 5,7% sur un an en janvier 2024. «Nous avons gagné cette bataille contre l’inflation», a affirmé le ministre de l’Économie Bruno Le Maire sur France 2, assurant qu’«un quart des prix» allaient «baisser sur les pâtes, sur les huiles, sur le café». «Dans les semaines qui viennent, peut-être dans les mois qui viennent, nous serons sous les 2%», a-t-il ajouté à propos de la hausse des prix en France.


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