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Chronique des matières premières – Baisse des cours du nickel, l’avenir de la filière en suspens

Depuis plusieurs mois, les cours du nickel sont au plus bas, et continuent de chuter en ce début d’année 2024. Une baisse qui se répercute désormais sur plusieurs projets d’infrastructures minières, dont l’avenir est menacé.

C’était un véritable coup de tonnerre au London Metal Exchange, la Bourse mondiale des métaux. En novembre dernier, le nickel était descendu sous la barre de 16 000 dollars la tonne, du jamais vu en deux ans. En ce début d’année 2024, les cours peinent à remonter. La demande reste faible, quand l’offre, elle, est toujours très importante. Au point qu’il y ait même des surplus, notamment en Indonésie, le premier producteur mondial. Une offre en berne, qui s’explique notamment par la substitution des batteries au nickel par celles au fer phosphates, des métaux bien plus abondants et encore moins cher.

Un marché du nickel en plein brouillard, qui menace l’avenir même de la filière. En Australie, le cinquième producteur mondial, plusieurs projets sont ainsi à l’arrêt. First Quantum Minerals, Panoramic Resources et d’autres grandes entreprises minières annoncent suspendre la production de certaines mines du pays. Quelques compagnies réclament même une aide publique sous forme de crédit d’impôt.

Quel avenir pour le nickel calédonien ?

Parmi les territoires les plus vulnérables à la chute des cours du nickel, il y a aussi la Nouvelle-Calédonie, avec trois usines au total. En août, un rapport de l’inspection générale des finances alertait : sans évolution de la filière, la fermeture de certains sites paraît « inévitable ». En cause : le coût de l’énergie et de la main d’œuvre qui font grimper les prix de production. Un scénario catastrophe sur le Caillou, où un quart des emplois privés sont directement ou indirectement liés à la production de nickel.

À l’instar de l’Australie, les industriels réclament donc une aide du gouvernement. Si la nationalisation est exclue à ce stade, il est question d’un prêt, d’une aide d’urgence actuellement en discussion. L’avenir de la filière devrait d’ailleurs être au cœur d’une visite de Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur, qui doit se rendre en Nouvelle-Calédonie dans le courant du mois de février.

Source du contenu: www.rfi.fr

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