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Chronique des matières premières – Fret maritime: les «vraquiers» n’ont plus la cote auprès des investisseurs

Y aura t-il à court terme assez de gros vraquiers secs sur l’eau, ces navires géants qui transportent des produits agricoles ou encore des minerais ? Le taux de renouvellement de la flotte atteint son plus bas niveau depuis 2008. 

Une flotte de bateaux qui ne se renouvelle pas assez vite par rapport à la demande ou en tout cas pas au rythme habituel, c’est ce que les chiffres montrent. Cela fait même quinze ans que la proportion de vraquiers attendus en livraison par rapport à la flotte existante n’a pas été si faible – 2,8% et 2,6 % pour les deux prochaines années, contre 5% en moyenne ces dix dernières années, selon Maersk Broker. Sont concernés précisément ceux qu’on appelle les Capesize et les Panamax qui transportent du minerai de fer, du charbon, de la bauxite ou encore des produits agricoles.

« Si moins de vraquiers sont mis sur le marché, c’est que la priorité a été donnée à d’autres catégories de navires », explique Marc Pauchet, analyste chez Maersk Broker. Les carnets de commande de chantiers navals sont remplis de porte-conteurs et de bateaux transportant du Gaz naturel Liquéfié. 

Très sollicités, ces chantiers principalement situés en Chine, et au Japon, pour ce type de navires, ont tendance à monter leur prix. Or avec les taux de fret actuels, le retour sur investissement n’est pas suffisant pour convaincre les armateurs de payer plus, ils ont donc ralenti leurs commandes. 

De la seconde main dans le Fret maritime

Certains armateurs ont choisi de ne pas investir dans du neuf et se tournent vers le marché de la seconde main, qui existe aussi dans le fret maritime. Ce délai leur permet aussi de prendre le temps de voir comment s’adapter aux nouvelles règlementations contraignantes en termes d’émissions carbone imposées aux navires, des réglementations qui leur imposent de choisir une énergie de propulsion bas-carbone.

D’autres investisseurs, que ce soient des compagnies maritimes ou des grands négociants en matières premières, privilégient les commandes de navires plus petits.

Cette baisse d’intérêt pour les grands vraquiers pourrait avoir à moyen terme des conséquences sur les taux de fret. Car la demande des exportateurs de minerais ou de produits agricoles est toujours là, et s’annonce plus forte que le nombre de nouveaux navires annoncés sur le marché, selon Maersk Broker. 

À ce déficit, il faut ajouter la démolition de navires trop anciens, et des retards possibles dans la livraison des navires commandés, voire des annulations. Des perspectives qui pourraient faire grimper, par ricochet, le prix du charbon ou des céréales.

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Source du contenu: www.rfi.fr

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