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La Société générale pourrait supprimer près de 900 postes

Semaine tendue en vue à la Société générale. Trois jours avant la présentation de ses résultats financiers annuels, le groupe bancaire pourrait annoncer lundi 5 février aux salariés son intention de supprimer plusieurs centaines de postes dans ses services centraux et dans ses activités informatiques, selon les informations du Monde, recueillies après un article des Echos évoquant une menace sur 900 postes. Une information qu’un porte-parole du groupe n’a ni confirmée ni démentie.

De leur côté, les syndicats regrettent les « fuites » dans la presse et les « rumeurs » qu’ils opposent au manque d’information directe des salariés à ce stade. D’autant que, comme le notait la CGT dans un communiqué le 1er février, « cela fait quelques semaines que l’ensemble des salles des tours historiques de la Société générale de La Défense a été réquisitionné » pour le 5 février. Et la prorogation pour un an, conclue le 15 janvier, d’un accord dans lequel la direction s’engageait à ne procéder à aucun départ contraint est loin d’avoir suffi à rassurer les personnels concernés.

Le groupe employait mi-2023 un peu plus de 52 000 personnes en France sur un effectif mondial de 111 700. Si le chiffre de 900 postes à supprimer reste à confirmer, la réduction des effectifs des services centraux et informatiques s’inscrit bel et bien dans le cadre du plan stratégique qu’avait dévoilé, le 18 septembre 2023, le directeur général de la banque, Slawomir Krupa, en poste depuis mai 2023.

« La simplification de l’organisation »

Il avait en effet expliqué vouloir réaliser 1,7 milliard d’euros d’économies à l’horizon 2026 par rapport au niveau de coûts de 2022, dont environ 600 millions dans les seuls services informatiques, entre autres par le biais de « l’amélioration de l’efficience » et de « la simplification de l’organisation ».

Le plan stratégique implique également une amélioration de la gestion des risques, une allocation plus efficace des capitaux propres et une rationalisation du portefeuille d’activités, afin de faire de la Société générale « une banque européenne de premier plan robuste et durable ».

Mais sa présentation devant un parterre d’analystes à Londres s’était accompagnée d’objectifs jugés décevants par les marchés, ce qui s’était traduit par une chute spectaculaire de 12 % en une séance du cours de l’action Société générale à la Bourse de Paris.

Sanction brutale des marchés

Le titre ne s’est toujours pas relevé de cette sanction brutale et la valorisation du groupe reste inférieure à 19 milliards d’euros, contre 40 milliards d’euros et 64 milliards d’euros respectivement pour Crédit agricole et BNP Paribas, les deux autres grandes banques françaises cotées. Un handicap qui accroît aux yeux des salariés la pression sur l’équipe dirigeante en faveur de restructurations importantes.

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Source du contenu: www.lemonde.fr

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