AccueilÉconomieLe contrefeu de TotalEnergies, avant la publication de ses bénéfices

Le contrefeu de TotalEnergies, avant la publication de ses bénéfices

Hasard du calendrier ou non, TotalEnergies (ex-Total) a choisi le mardi 6 février pour diffuser un communiqué de presse sur ses « contributions et engagements » en France. Comme s’il fallait attirer l’attention sur autre chose que les bénéfices de l’ensemble du groupe, à la veille de la présentation des résultats de la compagnie pétrogazière pour l’année 2023, prévue pour le 7 février au matin.

Au titre de l’année 2022, la multinationale de La Défense (Hauts-de-Seine) avait annoncé une somme record dans son histoire. Soit 20,5 milliards de dollars de résultat net (environ 19 milliards d’euros) – et même 36,2 milliards de dollars de résultat net ajusté, sans tenir compte des actifs dépréciés en Russie, du fait de la guerre en Ukraine. Largement de quoi entretenir le débat sur la redistribution des richesses.

Pour cette année-là, l’entreprise avait rémunéré ses actionnaires à hauteur de 17 milliards de dollars, par le versement de dividendes, mais aussi par le rachat d’actions. Soit davantage que l’ensemble des investissements du groupe pour des projets énergétiques en 2022 (16,3 milliards de dollars), dont la majorité revient encore au pétrole et au gaz, nocifs pour le climat.

« Plus de 6 milliards d’euros » investis en France

Dans son communiqué du 6 février, comme pour répondre à l’avance aux critiques du lendemain, TotalEnergies préfère mettre en avant ses « plus de 6 milliards d’euros » investis en France depuis 2020. « La moitié » de cette somme, affirme-t-elle, l’a été « pour la transition énergétique dans le pays ».

Ce qui passe par les énergies renouvelables comme l’éolien ou le solaire – dont l’agrivoltaïsme, en partenariat avec la FNSEA, principal syndicat agricole. Ou encore, par un millier de bornes de recharge de haute puissance pour les voitures électriques. Contactée par Le Monde, la firme n’entre pas dans le détail des montants par poste.

Isabelle Patrier, directrice des activités françaises de TotalEnergies, parle aussi d’ « un fort impact social et sociétal ». Pêle-mêle, la liste inclut un plafonnement à 1,99 €/L du prix de l’essence et du diesel dans les 3 400 stations-service du groupe, un partenariat avec la Fédération française de rugby, une « carte carburant » de 30 euros pour les quelque 80 000 salariés du réseau associatif Aide à domicile en milieu rural, ainsi qu’un don de 5 millions d’euros pour les Restos du cœur. Sans garantie que ces éléments suffisent à faire taire le concert de commentaires sur les résultats du groupe.

Source du contenu: www.lemonde.fr

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