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Société générale annonce la suppression de 947 postes «sans départs contraints»

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Le groupe bancaire – qui emploie quelque 56.000 personnes en France sur 117.500 dans le monde – ne devrait «pas remplacer tous les départs à la retraite».

Le groupe bancaire Société Générale vient d’annoncer ce lundi la suppression de 947 postes à son siège «sans départs contraints» dans le cadre d’un plan de réduction de ses coûts. Ce départ de 5% des effectifs a pour objectif de «regrouper et mutualiser certaines activités et fonctions, de supprimer des strates hiérarchiques pour alléger les processus de décision» et de «redimensionner certaines équipes», a expliqué le groupe dans un communiqué de presse.

Pour y parvenir, «outre les départs volontaires», la Société Générale – qui emploie quelque 56.000 personnes en France sur 117.500 dans le monde – ne devrait «pas remplacer tous les départs à la retraite», nous indique une source interne. Les fonctions centrales du groupe à La Défense, près de Paris, ainsi que l’informatique devraient être principalement concernées, précise Les Echos.

Contactée par Le Figaro samedi, la direction du groupe s’est refusée à tout autre commentaire. Ce plan de suppression de postes est le premier de Slawomir Krupa, directeur général de la banque depuis mai 2023. Son ampleur a quasiment doublé par rapport aux informations publiées le 19 janvier par l’agence Bloomberg, qui avait fait état d’un plan prévoyant plus de 500 postes supprimés.

Un objectif de 1,7 milliard d’euros d’économies

Slawomir Krupa cherche à relancer la banque après une quinzaine d’années en dents de scie sous la houlette de Frédéric Oudéa, rythmées par les crises et les scandales (conséquences de l’affaire Kerviel, mise en cause de la banque dans l’affaire Panama Papers ou encore perquisition l’an dernier au siège sur le dossier «cumcum»…). La banque avait ainsi rendu public le 18 septembre un objectif de 1,7 milliard d’euros d’économies à horizon 2026 (par rapport à 2022), lors de la présentation des orientations stratégiques de la banque par Slawomir Krupa, mal accueillie en Bourse.

Ce chiffre intégrait des économies déjà annoncées, comme celles générées par la fusion entre les deux réseaux de banque de détail en France, Société Générale et Crédit du Nord, et par le rachat de Leaseplan par la filiale de crédit-bail automobile ALD. La fusion des réseaux de la Société Générale et du Crédit du Nord s’accompagne d’une réduction importante du nombre d’agences – 1.450 agences en 2025 contre 2.100 cinq ans plus tôt – et de 3.700 postes supprimés, un «effort» réparti entre 2023 (environ 30%), 2024 (50%), 2025 (20%), sans départ contraint. Plusieurs syndicats avaient fait part ces derniers jours de leurs inquiétudes.

«La direction n’a pas démenti les rumeurs»

«La direction n’a pas démenti les rumeurs d’un plan de suppression d’emplois dans les services centraux parisiens», s’était ainsi alarmé fin janvier le SNB-CFE-CGC sur son site internet. «Compte tenu du traumatisme des salariés qui voient les plans de suppression des emplois se succéder (…) il est urgent que la direction s’exprime sur ces projets éventuels», avait insisté le premier syndicat de la banque.

La CGT Société Générale (3e organisation) avait pour sa part assuré jeudi sur son site que «cela fait quelques semaines que l’ensemble des salles des tours historiques de la Société Générale de La Défense a été réquisitionné» à la date de lundi, en prévision de l’annonce du plan de suppression de postes. «Nous attendons maintenant un exposé honnête et transparent de l’ampleur des réorganisations, de leurs réelles justifications économiques, de leurs motivations et de leurs objectifs à moyen ou long terme», avait demandé le syndicat.

Source du contenu: www.lefigaro.fr

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