AccueilEnvironnementEnvironnement: quand nos médicaments empoisonnent la faune sauvage

Environnement: quand nos médicaments empoisonnent la faune sauvage

Des poissons qui changent de sexe et disparaissent, des étourneaux qui s’intéressent moins aux femelles et des vautours décimés. Une trentaine de scientifiques alertent sur les effets désastreux de nos médicaments sur la faune sauvage. Dans leur étude publiée cette semaine dans la revue Nature, ils appellent à verdir le processus de fabrication et de mise au rebut des substances pharmaceutiques, et à consommer moins de médicaments.

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Nous avalons de plus en plus de médicaments, et nous en administrons à nos animaux d’élevage. Résultat : dans le monde entier, des écosystèmes se retrouvent pollués aux substances chimiques qu’ils contiennent. Ce cocktail, qui passe notamment par les eaux usées, peut altérer le développement, la physiologie et même le comportement des animaux sauvages.

Dans un lac au Canada, des chercheurs ont montré que des poissons mâles se féminisaient à cause de la présence d’œstrogènes issus de pilules contraceptives. L’espèce a failli disparaître. Au Royaume-Uni, les vers, asticots et mouches présents dans les stations d’épuration contiennent des antidépresseurs et cela rend les femelles étourneaux, qui s’en nourrissent moins attirantes pour les mâles.

Les vautours ont été décimés en Inde dans les années 1990-2000 parce qu’ils mangeaient des carcasses de bétails traités avec un anti-inflammatoire. Cela a conduit à une hausse de la rage, car les chiens se mettaient à dévorer les carcasses.

Bref, notre santé est liée à celle du reste du monde vivant. Les scientifiques appellent donc à verdir la fabrication des médicaments, à en faire un usage raisonné, et à mieux traiter les eaux usées.

Source du contenu: www.rfi.fr

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