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Pollution chimique: « il faut une instance internationale de même ampleur scientifique que le Giec »

La pollution chimique serait responsable de 1,8 million de morts par an dans le monde, selon une étude du Lancet de 2022. Et c’est sans compter l’impact sur la biodiversité. Une dizaine de chercheurs et d’hommes politiques signent ce 2 février une tribune dans Le Monde. Ils appellent à constituer dans l’urgence un «Giec de la pollution chimique». Le Giec, le groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat, qui produit des rapports de référence destinés à aiguiller les décideurs mondiaux. 

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Les polluants chimiques sont partout, dans l’air, dans les boissons, dans les aliments, dans les objets du quotidien. Et leurs effets biologiques sur la santé sont importants avec le développement de cancers, de troubles de la reproduction, du développement, des diabètes.

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Yves Lévi, vice-président de la Fondation de l’Académie de Médecine, professeur émérite de santé publique à l’Université Paris Saclay, défend l’existence d’« un Giec des pollutions chimiques », c’est-à-dire une structure indépendante et scientifique et internationale : « Pour que tous les pays puissent se parler et avoir en commun des documents qui soient objectifs, scientifiques, indépendants des politiques et indépendants des pays, il faut qu’il y ait une instance internationale d’une même ampleur scientifique qu’est le Giec, mais qui se consacre à ce problème de la pollution chimique mondiale. Le Programme national des Nations unies a décidé dans une dernière réunion qui s’est tenue à Nairobi en décembre, de lancer un projet qui pourrait ressembler à cela. Mais on en est dans quelque chose qui est encore trop lent, qui est encore qu’un projet en démarrage ».

La Fondation de l’Académie de Médecine est persuadée que la pression chimique peut se comparer à la pression climatique. Elle publie un livre blanc sur la pollution chimique et la santé publique, qu’elle a présenté aux députés à l’Assemblée nationale le 31 janvier afin de prendre conscience des coûts engendrés par les dégradations de santé causées par ces polluants. 

Lire la tribune dans Le Monde

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Source du contenu: www.rfi.fr

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