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Questions d’environnement – Les océans toujours en surchauffe

Bien que l’hiver règne sur l’hémisphère Nord, les températures de surface dépassent 21 degrés ces jours-ci. Une situation loin d’être normale : c’est simple, on est à des niveaux proches du record enregistré l’été dernier. Qu’est-ce qui se passe et quelles en sont les conséquences ?

 

Il y a comme une vague de chaleur mondiale sur les océans : on dépasse de près d’un degré les valeurs normales de saison. Ça n’a l’air de rien un degré, mais c’est monstrueux. Pour tenter de se le représenter, imaginez l’énergie qu’il faut pour chauffer une casserole d’eau sur une gazinière… là, on parle de la surface de tous les océans du monde, ce qui représente un excédent d’énergie capté par les océans colossal. On est vraiment en zone inconnue tellement les records sont dépassés.

À ce réchauffement est-il dû ?

C’est comme un peu comme pour les températures atmosphériques qui, elles aussi, dépassent les prévisions : il y a quelques pistes, mais pas de réponse définitive pour l’instant.

Parmi celles-ci, on en a déjà parlé, le phénomène météorologique El Niño dans le Pacifique. Il survient tous les cinq à sept ans et on est en plein dedans depuis la mi-2023. Il a un effet réchauffant global, d’autant plus que l’actuel épisode est plutôt musclé.

Cela dit, il y a déjà eu des El Niño forts dans le passé, sans que l’on atteigne pour autant de telles températures. 

Autre piste envisagée : le dioxyde de soufre, dégagé notamment par le transport maritime. On en émet de moins en moins depuis l’adoption de nouvelles normes anti-pollution. C’est une bonne chose pour la qualité de l’air. Cela dit, il a la propriété de réfléchir les rayons du soleil vers l’espace avant qu’ils ne touchent la surface de l’océan. Moins de dioxyde de soufre entraîne donc un réchauffement… Du moins c’est l’idée, reste à voir si les proportions sont réellement significatives.

Et enfin, le réchauffement climatique… Les océans captent 90 % de la chaleur en excès dans l’atmosphère. C’est un véritable réservoir à chaleur mondial. Or, les températures atmosphériques augmentent, la surface des océans en fait donc autant.

Les conséquences d’une telle vague de chaleur marine ?

Un océan plus chaud se mélange moins. Il y a plus de strates entre sa surface et les profondeurs. Ça veut dire moins de brassage et d’apport en oxygène, notamment dans les couches plus profondes. Cela a un effet également sur la salinité de l’eau : les zones déjà salées le sont encore plus. Tous ces phénomènes complexes ont évidemment de lourdes conséquences sur la biodiversité marine. 

Un océan chaud, c’est également du carburant à tempêtes. On l’a vu par exemple l’été dernier. l’ouragan Idalia, qui a frappé la Floride en août ; il est passé de catégorie 1 à catégorie 4 en moins d’une journée… Un gain d’énergie qui vient bien de quelque part, on le disait, d’un océan chaud, qui en plus l’a gavé d’humidité. Pour certains ouragans, on estime ainsi qu’ils déversent 10 % de pluie en plus lorsqu’ils se forment dans ces conditions. 

De la même manière, températures atmosphériques plus chaudes, océans plus chauds, cela signifie plus d’humidité dans l’air : décembre 2023 a été le mois avec la plus forte humidité atmosphérique jamais enregistrée !

Source du contenu: www.rfi.fr

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