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Ce qu’il faut retenir du dernier débat télévisé entre les huit principales têtes de liste aux élections européennes

Un dernier débat à huit avant le scrutin du 9 juin. Les huit principales têtes de liste aux élections européennes, Léon Deffontaines (Parti communiste), Valérie Hayer (camp présidentiel), Manon Aubry (La France insoumise), Marie Toussaint (Les Ecologistes), Jordan Bardella (Rassemblement national), François-Xavier Bellamy (Les Républicains), Raphaël Glucksmann (Parti socialiste-Place publique) et Marion Maréchal (Reconquête !) ont essentiellement discuté d’immigration, d’écologie et de la guerre en Ukraine.

Immigration

Sur ce premier thème, Raphaël Glucksmann et Valérie Hayer se sont notamment accordés pour dire que « l’échelle européenne est la bonne » sur cette question migratoire. « Le problème aujourd’hui, (…) c’est qu’il n’y a pas de politique migratoire réellement européenne », a déploré la tête de liste du Parti socialiste et de Place publique.

Valérie Hayer a, elle, défendu le pacte pour l’asile et les migrations adopté au Parlement européen en avril, malgré certains reculs. « Au Parlement européen, on est là pour porter des ambitions et pour faire des compromis. Si on dit toujours non, à la fin, c’est le statu quo et donc c’est la Méditerranée qui reste un cimetière à ciel ouvert », a-t-elle estimé. En ouverture du débat, la candidate du camp présidentiel avait répliqué aux critiques sur l’omniprésence d’Emmanuel Macron et de Gabriel Attal. « Depuis le début de cette campagne, on a dit à peu près tout et n’importe quoi à mon sujet. On a dit que j’étais effacée, remplacée. Mais non, je n’ai pas besoin ni de commentateurs ni de mes adversaires pour parler à ma place », a-t-elle fait savoir.

La tête de liste du Rassemblement national, Jordan Bardella, a, lui, dénoncé une « immigration massive, incontrôlée » et a défendu sa proposition de « double frontières ». « Je ne souhaite plus que l’Union européenne se comporte comme une hôtesse d’accueil pour migrants qui aurait interdiction de refouler des gens qui viendraient en mettant le pied dans la porte », a-t-il déclaré. Le candidat communiste, Léon Deffontaines, a de son côté défendu « l’intégration par le travail », en réclamant la régularisation des sans-papiers.

Environnement

Les candidats ont ensuite été interrogés sur la réponse à apporter au réchauffement climatique. La tête de liste de La France insoumise, Manon Aubry, a estimé que l’écologie « ne [devrait] pas être un truc de riches parce que les plus pauvres sont déjà les premiers à subir les effets du dérèglement climatique », proposant « un impôt sur la fortune européenne ».

Interrogée sur la différence de programme entre les écologistes et les « insoumis », Marie Toussaint a estimé que c’est avant tout « le rapport à l’Europe ». « Nous, nous pensons qu’il faut plus d’Europe pour faire face aux défis climatiques, aux défis de la biodiversité, aux pollutions », a expliqué l’eurodéputée écologiste. Pour François-Xavier Bellamy, « le vrai sujet, c’est qu’il faut décarboner les transports », sans faire de cadeau à la Chine mais en « laiss[ant] les industries libres de chercher des solutions ». Rappelant que « la moitié des émissions de gaz à effet de serre en France sont liées aux importations », Marion Maréchal estime que le « véritable enjeu écologique, c’est d’abord de faire en sorte de produire de nouveau en France ».

Guerre en Ukraine

Après plus de deux ans de guerre en Ukraine, Raphaël Glucksmann a estimé que les gouvernements européens « n’ont pas fait le taf » pour aider Kiev. Revenant sur la question des avoirs russes gelés, M. Glucksmann a estimé qu’il fallait « les saisir et les affecter à l’aide à l’Ukraine ». Interpellé sur la position du Rassemblement national contre les sanctions sur le gaz et le pétrole russes, Jordan Bardella a considéré qu’elles « ont consisté à permettre à la Russie de vendre moins de pétrole mais de le vendre beaucoup plus cher ».

Manon Aubry a appelé à « ne pas avoir le droit international à géométrie variable », souhaitant aussi évoquer la guerre à Gaza. « On a su prendre des sanctions à l’égard du gouvernement de Vladimir Poutine, à juste titre. Pourquoi sommes-nous incapables de prendre des sanctions à l’égard du gouvernement de Benyamin Nétanyahou qui est en train de massacrer le peuple palestinien ? », a-t-elle interrogé, en clôture de ce débat.

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Source du contenu: www.lemonde.fr

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