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Les Verts européens veulent élargir leur socle et leurs sujets pour se maintenir à Bruxelles

L’amour et la joie plutôt que le bruit et la fureur. Les écologistes européens ont lancé leur campagne dans un climat de retrouvailles, samedi 3 février à Lyon, en désignant les deux chefs de file destinés à incarner les Verts durant les quatre mois de campagne, qui s’annoncent rudes, pour le scrutin européen de juin. L’Allemande Terry Reintke et le Néerlandais Bas Eickhout, ont été élus à une large majorité des mille deux cents délégués des European Greens, les Verts européens.

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Choisi sans surprise, le duo paritaire d’eurodéputés sortants maîtrise les dossiers techniques et les rouages des instances bruxelloises. En cas de victoire électorale, Terry Reintke serait proposée au poste suprême de présidente de la Commission européenne, selon ce processus non écrit du « spitzenkandidaten », qui consiste pour les partis à annoncer à l’avance leurs chefs de file ayant vocation à diriger l’Union européenne. En s’y prenant très tôt, les écologistes donnent le signal d’une bataille longue et intensive, d’ici au scrutin.

« C’est la campagne la plus importante que nous ayons jamais menée. C’est le combat de notre vie », a prévenu, dans son discours d’ouverture, Mélanie Vogel, la sénatrice écologiste représentant les Français établis hors de France. Au moment de la proclamation du résultat, la coprésidente française des Verts européens a accueilli sur l’estrade Terry Reintke, qui est sa compagne, de trois baisers sonores, face à un amphithéâtre enthousiaste. En mettant volontairement en scène leur couple, les deux femmes lancent un message politique : celui de la tolérance, de la défense des minorités opprimées et des libertés menacées.

« Les écologistes ont la solution »

« Une vague brune risque de déferler sur le continent », a lancé Mélanie Vogel, sous un tonnerre d’applaudissements. Le congrès a posé des axes de campagne qui sortent des racines historiques du mouvement écologiste. Après la vague verte qui a assuré leur succès en 2019, la seule défense de l’environnement ne suffit plus à affronter les défis européens, disent en substance les responsables du parti. « Crises sociale et environnementale, c’est une seule et même crise. C’est la crise de notre système. La justice sociale n’est pas un outil, c’est notre objectif principal. Il faut changer le modèle qui exploite les plus vulnérables », a proclamé Mélanie Vogel.

Les écologistes européens sont persuadés que les récentes manifestations agricoles apportent de l’eau à leur moulin. « Les paysans sont nos meilleurs alliés dans nos combats », a soutenu Thomas Waitz, coprésident des Verts européens. Lui-même agriculteur, l’écologiste autrichien a dénoncé la décision du gouvernement français d’abandonner la lutte contre les pesticides comme principale réponse à la crise agricole. Promouvoir les produits locaux et l’économie circulaire, limiter la bétonisation, protéger les sols et la biodiversité : « Les écologistes ont la solution », a martelé à la tribune Marine Tondelier, secrétaire générale d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV).

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Source du contenu: www.lemonde.fr

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