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Menacé par les islamistes, un député britannique conservateur jette l’éponge

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Ciblé par le groupe Muslims Against Crusades, Mike Freer, fervent soutien d’Israël, ne se représentera pas aux prochaines législatives dans sa circonscription au nord de Londres.

Correspondant à Londres

Ses administrés sont sous le choc et l’affaire fait du bruit à Westminster. Menacé par des islamistes conservateurs, un député conservateur vient d’annoncer qu’il ne se représenterait pas aux prochaines élections. Son renoncement fait craindre un recul de la liberté démocratique dans le pays.

Dans la lettre envoyée à ses électeurs et rendue publique par le parti conservateur, Mike Freer dit avoir reçu des menaces du groupe Muslims Against Crusades (Musulmans contre les croisades), interdit par le gouvernement britannique qui l’a classé comme organisation terroriste. L’incendie criminel de son bureau fin décembre a été «la goutte d’eau qui a fait déborder le vase». L’élu a ensuite reçu un email disant qu’il était «le genre de personne méritant d’être brûlée». Ces menaces et cet acte criminel ont provoqué «un stress insupportable» pour ses proches, a écrit cet élu ouvertement homosexuel. «Quand votre mari ou votre famille s’inquiètent de savoir si vous allez rentrer à la maison le soir, vous devez le prendre au sérieux», a-t-il dit.

«Chanceux d’être encore en vie»

Les craintes de Mike Freer sont nourries par le meurtre en 2021 du député conservateur David Amess, assassiné par un membre du groupe djihadiste État islamique. Avant de tuer Amess, le terroriste Ali Harbi Ali s’était rendu à la permanence de Mike Freer, qui ne s’y trouvait pas. Alors qu’il était la première cible, ce dernier se dit aujourd’hui «chanceux d’être encore en vie». En 2010, un autre député travailliste, Stephen Timms, avait été sérieusement blessé, poignardé par un extrémiste islamiste, sympathisant d’al-Qaïda, alors qu’il rencontrait des électeurs dans l’est de Londres. L’année suivante, le groupe Muslims Against Crusades avait signifié à Freer que le cas de Stephen Timms devait lui «servir d’avertissement» et avait exhorté ses partisans à le prendre pour cible. Freer a confié qu’il porte depuis un certain temps un gilet de protection quand il va à la rencontre du public.

Député depuis 2010, Mike Freer est élu de la circonscription de Finchley et Golders Green, dans le nord de Londres, où réside une importante communauté juive. Il est aussi secrétaire d’État à la Justice. S’il n’est pas lui-même de confession juive, cet ancien banquier de 63 ans est un fervent soutien d’Israël, ce qui a concentré sur lui les menaces islamistes. Sarah Sackman, candidate travailliste pour Finchley et Golders Green, a remercié Mike Freer pour ses années au service de la communauté et s’est déclarée «choquée et désolée d’apprendre» sa décision.

Le président de la Chambre des Communes, Lindsay Hoyle, a promis une meilleure protection pour les députés. «Nous recevons tous des menaces de mort, a-t-il dit, mais Mike a vraiment été pris pour cible». La décision du député conservateur intervient sur fond de forte recrudescence des actes antisémites au Royaume-Uni, depuis l’attaque du Hamas en Israël le 7 octobre et la guerre à Gaza.

Source du contenu: www.lefigaro.fr

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