AccueilInternationalPakistan : quatorze ans de prison pour l’ex-premier ministre Imran Khan, condamné une...

Pakistan : quatorze ans de prison pour l’ex-premier ministre Imran Khan, condamné une deuxième fois en deux jours

L’ancien premier ministre pakistanais Imran Khan et son épouse ont été condamnés, mercredi 31 janvier, à quatorze ans de prison pour corruption, dans une affaire concernant des cadeaux reçus lorsqu’il était au pouvoir, ont annoncé les médias locaux.

Ce jugement survient au lendemain de la condamnation d’Imran Khan et de Shah Mehmood Qureshi, ancien ministre des affaires étrangères, à dix ans de prison pour divulgation de documents classifiés, et à quelques jours des élections législatives et provinciales du 8 février, pour lesquelles il était déjà inéligible. Il n’était pas immédiatement possible de déterminer si les deux condamnations étaient cumulables ou non.

Imran Khan était accusé, avec son épouse Bushra Bibi, qu’il a épousée en 2018 quelques mois avant de devenir premier ministre, d’avoir reçu lorsqu’il était au pouvoir des cadeaux dont il a sous-estimé la valeur avant de les revendre au prix fort. Tous les cadeaux doivent être déclarés et il n’est autorisé de conserver que ceux dont la valeur est inférieure à un certain montant ou de les acheter à un prix convenu officiellement.

Accusé dans des dizaines d’affaires

Ils avaient plaidé non coupables lors de la lecture des chefs d’accusation devant un tribunal de la prison de Rawalpindi, où Imran Khan, qui doit répondre à des accusations dans des dizaines d’affaires, est incarcéré quasiment depuis son arrestation, en août 2023. Il a aussi été déclaré inéligible pour cinq ans.

La campagne électorale actuelle (les élections législatives et provinciales auront lieu le 8 février) a été entachée d’accusations de fraudes et de répression contre le Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI), le parti qu’il a fondé.

Ancienne star du cricket, Imran Khan, arrivé au pouvoir en 2018 et destitué par une motion de censure en avril 2022, jouit d’un immense soutien populaire au Pakistan. Mais sa campagne de défiance à l’égard du puissant establishment militaire a été suivie d’un sévère retour de bâton.

Le Monde avec AP et AFP

Source du contenu: www.lemonde.fr

dernières nouvelles

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici