AccueilInternationalUne délégation d’élus de gauche appelle à un cessez-le-feu à Gaza

Une délégation d’élus de gauche appelle à un cessez-le-feu à Gaza

Une délégation d’élus français, essentiellement issus de la gauche, a appelé samedi 3 février à un cessez-le-feu à Gaza, à la veille d’entrer elle-même dans l’enclave palestinienne pour se rendre à Rafah, ville du sud cible de frappes israéliennes où se sont réfugiés plus d’un million de Palestiniens.

« Nous exigeons un cessez-le-feu durable permanent et immédiat », a déclaré le député La France insoumise (LFI) Eric Coquerel lors d’une conférence de presse au Caire, où la quinzaine d’élus fait étape avant de rejoindre Rafah dimanche. Elle réunit notamment des députés et sénateurs LFI, écologistes, communistes et ultramarins. « Nous sommes venus dans un esprit d’amitié pour tous les peuples de la région », a poursuivi l’élu, qui travaille à ce déplacement depuis décembre.

Il a souligné le « contexte » de leur déplacement, une semaine après que la Cour internationale de justice a appelé Israël à « prendre toutes les mesures en son pouvoir pour empêcher » les actes qui pourraient relever de la Convention des Nations Unies sur le génocide. Il a également cité les « bombardements massifs à Rafah », et déploré la situation en Cisjordanie où « une catastrophe sanitaire humanitaire est en cours ».

Soutien à l’UNRWA

« Nous avons tous été horrifiés par les prises d’otages (…) et nous partageons l’attente et l’angoisse des familles qui restent sans nouvelles », depuis l’attaque du 7 octobre menée par le mouvement islamiste palestinien Hamas, a également déclaré Soumya Bourouaha (Parti Communiste français). Mais « ces massacres ne peuvent justifier cette punition collective infligée au peuple palestinien ».

La délégation « a tenu à rencontrer des agents de l’UNRWA pour leur apporter notre soutien », selon Eric Coquerel. Le financement de cette agence onusienne pour les réfugiés palestiniens est menacé depuis qu’Israël a accusé douze de ses 30 000 employés régionaux d’être impliqués dans l’attaque du 7 octobre.

Le leader de LFI, Jean-Luc Mélenchon, a manifesté samedi devant le siège des Nations unies à Genève pour exiger un « cessez-le-feu ». La guerre a provoqué un exode de la population vers le sud. Plus de 1,3 million d’habitants sont réfugiés à Rafah, selon l’ONU. Le ministre de la défense israélien a assuré que la ville était le prochain objectif.

Le Monde avec AFP

Source du contenu: www.lemonde.fr

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