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Jeux olympiques : la tactique de la RATP pour éviter l’engorgement des lignes de bus

C’est un immeuble anonyme de Romainville, au nord-est de Paris. Il abrite, sur deux étages, un service essentiel de la RATP : le centre de régulation et d’information voyageurs (CRIV). Dans ce bâtiment anonyme, 330 personnes surveillent, depuis 2013, la circulation des bus de Paris et de la petite couronne. Et se préparent à vivre quelques semaines aussi stratégiques que difficiles : faire en sorte que la circulation soit la plus fluide possible pendant les Jeux olympiques et paralympiques (JOP) – ces derniers chevauchant la rentrée scolaire.

Pour cette période exceptionnelle, Fabien Plazanet, le directeur du CRIV, et Victor Ganivet, le directeur opérationnel du réseau de bus, ont recruté 40 agents supplémentaires et fait appel à quelques jeunes retraités pour renforcer les effectifs.

Pour tenir compte des épreuves des JOP et des contraintes de circulation, « il a fallu reconstruire une partie du réseau de bus », explique M. Ganivet, qui assure que les agents de la RATP savent faire : « Nous sommes habitués à avoir des arrivées du Tour de France ou des cérémonies du 14-Juillet », explique le dirigeant. Cet été, ce sera tous les jours.

Cadence de nuit

Les premiers contournements de ligne ont commencé dès le mois de mars, du fait du montage des premiers sites, avec une montée en puissance début mai. L’itinéraire d’une vingtaine de lignes est déjà perturbé et cela montera jusqu’à 50 lignes, sur 330, début juillet. Il faudra attendre septembre, voire octobre, pour que tout revienne à la normale.

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Petite consolation, pendant les JOP, Paris ne devrait pas être en travaux, ce qui facilitera la circulation des bus, dont la vitesse moyenne a du mal à dépasser 10 kilomètres-heure. Surtout, la cadence des bus de nuit, les Noctilien, sera renforcée pendant toute la période : ils auront la fréquence des vendredis et des samedis tous les jours de la semaine. Comme tous les autres bus, ils doivent être en permanence au contact d’un régulateur. Le CRIV fonctionne donc vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept.

L’une des difficultés pour le CRIV pendant les Jeux est d’adapter la circulation à une situation qui changera tous les jours en fonction des épreuves. « On sait déjà, par exemple, que le 26 juillet ou le 3 août seront des journées à éviter », constate Pierre Ravier, directeur général adjoint d’Ile-de-France Mobilités (IDFM), l’autorité organisatrice des transports, présidée par Valérie Pécresse. Oubliez évidemment le bus les jours où il y aura des épreuves sur route : marathon (10 et 11 août) ou cyclisme (les 27 juillet, 3 et 4 août). Il faut aussi réorganiser les parcours à chaque sortie d’épreuve. Lorsque les spectateurs quittent l’Accor Arena, à Bercy, par exemple, il est impossible de circuler. Le périmètre de sécurité doit être adapté en fonction de la foule. Ce sont les opérateurs des cinq salles de Romainville qui adaptent les parcours, envoient l’information aux conducteurs et assurent l’information aux voyageurs, y compris pour actualiser en temps réel les applications.

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Source du contenu: www.lemonde.fr

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