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La collection de la famille Rainier en Alsace

Jusqu’au 13 novembre prochain, un pan de l’histoire de la famille Rainier s’expose au musée de Mulhouse avec la présence d’une vingtaine de véhicules de la collection du prince de Monaco.

Voici deux bonnes raisons de visiter le Musée national de l’automobile de Mulhouse. En plus de (re)découvrir la richesse de cette collection constituée par les frères Schlumpf au cours des années 1950 et 1960 – on y trouve notamment le plus grand rassemblement de Bugatti au monde -, le musée alsacien accueille jusqu’au 13 novembre prochain une vingtaine de véhicules provenant de la collection privée du prince de Monaco. Certaines n’ont jamais été vues auparavant.

Le prince Rainier III et sa Lincoln Type L.
Principauté de Monaco

L’histoire de la principauté de Monaco est étroitement liée à l’automobile. Passionné par les techniques nouvelles, le prince Albert 1er lance les premières compétitions motorisées au début du XXe siècle. En janvier 1911, Alexandre Noghès et Gabriel Vialon créent le premier Rallye automobile Monaco, qui va devenir le fameux Rallye automobile Monte-Carlo. Louis II se glisse dans les pas de son père Albert 1er. Sous son impulsion, les voitures de grand prix commencent à rugir dans les rues de la principauté à partir de 1929. Le premier vainqueur est l’Anglais Williams, au volant d’une Bugatti 35. En 1950, la deuxième course du premier championnat du monde de F1 se tient sur les rives de la Méditerranée. Elle est le théâtre de la première victoire de l’Argentin Juan Manuel Fangio dans la discipline.

Portes échancrées et siègesen osier pour aller à la plage

Le Rallye Monte-Carlo et le Grand Prix de Monaco sont les deux épreuves sportives les plus réputées du calendrier annuel, celles que les pilotes rêvent d’accrocher à leur palmarès. L’exposition en fait largement l’écho à travers la présence d’affiches d’époque et d’objets. Mais le cœur de cette exhibition, ce sont les voitures provenant de la collection privée de la famille Rainier. C’est le prince Rainier III qui a commencé à collectionner les véhicules. En plus des modèles de la famille qu’il conserve, le garage s’enrichit d’achats coups de cœur.


Dominique Giannelli

Voitures prestigieuses, sportives ou populaires: toutes les nations sont représentées. À partir de 1993, le prince Rainier III, qui a transmis le virus de l’automobile à ses enfants, présente sa collection au public. Depuis sa disparition, son fils, SAS Albert de Monaco, a pris la relève, prenant soin de la développer. À Mulhouse, les visiteurs peuvent ainsi découvrir que l’une de ses premières voitures fut une originale Lotus Seven IV. Pas étonnant que ce féru de sport qui a participé cinq fois aux Jeux olympiques d’hiver, entre 1988 et 2002, comme pilote du bobsleigh monégasque, ait choisi le petit roadster anglais pour ses premières armes de conducteur. Mais sa préférée reste la Renault Floride de 1959, qui lui renvoie des souvenirs d’une période heureuse. C’était la voiture de sa mère, la princesse Grace.

De la même époque que le cabriolet français, on trouve une exotique Fiat 600 Jolly. Cette voiture de plage avec ses portes échancrées et ses sièges en osier était utilisée pour se rendre à la plage. Ce modèle était très prisé de la jet-set et des grands de ce monde. Autre modèle exposé, la Lexus LC que le prince Albert a fait carrosser en landaulet pour son mariage, en juillet 2011, avec Charlene Wittstock. Ce modèle hybride, qui souligne l’engagement écologique du prince, côtoie d’autres véhicules d’apparat de la famille princière. Une Daimler pose ainsi à côté de berlines Mercedes des années 1950.


Dominique Giannelli

Le véhicule le plus sensationnel n’est pas une automobile mais un deux-roues. Il s’agit d’une réplique de la motocyclette Beeston Humber qu’Albert Ier conduisait en 1903. Au guidon de cette machine de 2,75 ch capable d’atteindre 40 km/h, le prince a sillonné la France incognito, réalisant des Monaco-Paris en passant par la Creuse ou le Jura. Cela lui valut quelques péripéties. Le 20 mai 1903, alors qu’il n’avait plus que 90 km à parcourir avant de rejoindre la capitale, il eut un accident. Sa machine heurta un chien. Blessé, il fut transporté sur la charrette d’un paysan chez un médecin de Provins!

Source du contenu: www.lefigaro.fr

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