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Le Nuc plus ultra: la soul de Quinn DeVeaux et la fabrication de Ziggy Stardust

Au programme cette semaine, le nouvel album de l’Américain Quinn Deveaux et un coffret consacré au David Bowie de 1971-72.

Quinn DeVeaux, Very Best Thing (Sofaburn Records)

Consommées dès la fin des années 1960, les noces entre la country music et la soul ont produit de belles étincelles. On se souvient de la série de compilations Country Funk sorties par le label Light in the Attic à partir de 2012, qui célébraient ce riche patrimoine. C’est aujourd’hui au tour du jeune Quinn DeVeaux d’apporter sa pierre à l’édifice. L’homme n’en est pas à son premier essai : Leisure est son troisième album. Le trentenaire qualifie sa formule de blue beat soul et l’on ne peut qu’y souscrire.

Ce disque est truffé de morceaux trempés dans le sud des États-Unis. Des titres qui évoquent notamment la figure du génial Bill Withers, disparu en 2020. DeVeaux, natif de Nashville, est non seulement doté d’un timbre profond et cuivré, mais il est un songwriter de haute volée, qui a intégré les leçons des pionniers tout en inscrivant son inspiration dans son époque. On a déjà pu goûter son engagement scénique lors d’une première tournée française. Mais ce troisième essai confirme l’émergence d’une voix singulière et vibrante de la scène américaine.

David Bowie, Rock’n’Roll Star (Parlophone/Warner)

Les héritiers de David Bowie, disparu en 2016, continuent de dévoiler, année après année, des coffrets célébrant le 50e anniversaire de chacun de ses albums. Le décalage dû à la pandémie de Covid fait que l’on célèbre l’anniversaire de la sortie de l’album The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars aujourd’hui, avec deux ans de retard. À sa sortie, en 1972, le disque marqua l’émergence d’une des plus grandes rock stars de l’histoire, qui avait choisi de se mettre en scène en incarnant un personnage. Un procédé que Bowie utilisera à différentes reprises, mais qui n’a peut-être jamais bien aussi fonctionné qu’avec Ziggy Stardust.

Ce copieux coffret donne à entendre, pour la première fois, les différentes étapes de la conception de l’album qui changea à la fois la face du rock et le cours de la carrière de son auteur. On y entend de multiples versions de travail des chansons, présentées au gré de leur transformation. C’est passionnant et pas seulement pour les exégètes. L’attention constante de Bowie est sidérante, tout comme sa capacité à raffiner les chansons. Aussi bien en studio, avec différents musiciens, qu’au cours de concerts donnés à la radio avec le line up définitif des Spiders from Mars: le génial Mick Ronson à la guitare, Trevor Bolder à la basse et Mick Woodmansey à la batterie. La qualité de l’écriture, de l’interprétation et de la mise en scène est maximale. S’y replonger constitue un bain de jouvence incomparable !

Source du contenu: www.lefigaro.fr

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