AccueilSportsLéon Marchand replonge en France avec Paris 2024 en ligne de mire

Léon Marchand replonge en France avec Paris 2024 en ligne de mire

« Comment j’imagine son retour ? Le plus tardivement et le plus discrètement possible. Et une fois sur place, le but, c’est d’essayer de le cacher le plus longtemps possible, loin de vous [les journalistes]. » Fin mars à Indianapolis, le trophée des championnats universitaires américains (NCAA) à peine brandi, Bob Bowman exhibait un sourire narquois à la perspective du retour en France de Léon Marchand.

Mauvaise nouvelle pour le coach américain de la star de la natation française – exilée aux Etats-Unis depuis août 2021 – et étoile attendue des JO de Paris : 112 journalistes ont fait le déplacement à Chartres pour les championnats de France (16 au 21 juin), passage obligé pour décrocher le sésame olympique. Un nombre en large augmentation par rapport à l’édition 2023.

L’atterrissage a été « un peu choquant », à en croire celui qui vient de fêter ses 22 ans. « Je ne suis pas rentré depuis longtemps [août 2023], j’étais vraiment imprégné de la vie américaine », a insisté Léon Marchand, samedi 15 juin en conférence de presse, deux jours avant son entrée en lice. « Et ça m’a fait bizarre, j’avais l’impression que tout était tout petit, les rues, les voitures, même le supermarché : tout est petit… »

Répétition du programme espéré aux JO

Ses ambitions, elles, n’ont rien de minuscules, même si l’Eure-et-Loir n’est qu’une étape sur l’autoroute qui doit le conduire à son premier plongeon dans la Défense Arena, le 28 juillet. « J’aimerais bien m’approcher du Top 3 des [meilleurs] temps mondiaux dans chaque course pour pouvoir être bien placé à Paris [dans les lignes d’eau], assure le triple champion du monde en titre. Il y a quand même un enjeu et ça, j’adore, ça me permet de nager plus vite. » Dans le bassin chartrain de l’Odyssée, il s’alignera sur 400 m 4 nages (lundi 17 juin), 200 m 4 nages (vendredi), 200 m papillon et 200 m brasse (mercredi), soit les quatre épreuves individuelles qu’il espère disputer aux JO.

Un emploi du temps « raisonnable » comparé au rythme des compétitions sur le circuit universitaire américain. « Les [championnats] NCAA, c’était sur trois jours, trois jours et demi. Là, il y a plus de confort. J’ai du temps entre les courses. » A l’exception de mercredi, où il enchaînera – le matin en séries puis l’après-midi en finales – le 200 m papillon et le 200 m brasse à une heure d’intervalle, le même écart qu’aux JO entre les séries et les demi-finales des deux courses. « Je vais essayer de m’écouter ce jour-là, de voir comment mon corps réagit, c’est un premier test. »

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Source du contenu: www.lemonde.fr

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