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48 heures à Bilbao

L’histoire de Bilbao est intimement liée à celle des mines de fer et à leur exploitation tout au long du XXe siècle. Après la crise des années 1980 et la fermeture des chantiers navals et des hauts-fourneaux, la capitale de la Biscaye, dans le nord de l’Espagne, a su se relever en misant sur la culture. Un pari audacieux que l’on découvre au fil de l’eau en se baladant dans les quartiers festifs et animés de cette ville tournée vers l’avenir.

Jour 1

9 h 30 Artxanda et mirador

On longe les berges réaménagées en promenade de la Ria de Bilbao avant de prendre le funiculaire jusqu’au terminus : le mont Artxanda (1). Inauguré en 1915, il conduisait autrefois au casino et aux nombreux restaurants. La guide Elena Perez raconte que son beau-père y allait pour y faire des rencontres : « Il y avait un censeur qui séparait les garçons des filles s’ils dansaient trop serrés. »

Rénové en 1983, le funiculaire est toujours en activité et permet d’accéder à l’un des plus beaux belvédères de Bilbao. Depuis le mirador d’Artxanda, on embrasse les collines alentour et les édifices emblématiques, comme la cheminée du parc Etxebarria, vestige de l’ancienne usine d’aciérie, et la tour Iberdrola avec ses 165 mètres de haut.

11 heures Casa Montero et Art nouveau

Casa Montero à Bilbao, surnommée la « Casa Gaudi » pour sa ressemblance avec les édifices de l’architecte catalan.

Cap sur la rive gauche et la ville nouvelle. On emprunte le pont Zubizuri, conçu par Santiago Calatrava, pour rejoindre les tours jumelles du Japonais Arata Isozaki et le quartier d’Abando, dont les façades d’immeubles Art nouveau rivalisent de style, comme la maison Montero (2) (1904), rue Alameda de Recalde, plus connue sous le nom de « Casa Gaudi », avec ses balcons et bow-windows décorés.

La place Moyua est aussi un bel exemple de cette architecture éclectique, avec le style Second Empire de l’Hôtel Carlton et les bouches de métro en verre réalisées par Norman Foster (1997), appelées ici fosteritos. « Dans les années 1960, les façades étaient grises, la ville était très polluée. Après les inondations de 1983, un plan ambitieux axé sur les transports et la culture a tout changé », explique Elena Perez, avant de filer vers les jardins d’Albia et de commander un caldo, une soupe, sous les plafonds mozarabes du Café Iruña.

12 heures Casco Viejo et pintxos

Le grand marché de la Ribera, construit en 1929, et sa façade Art déco.

Changement d’ambiance, les grandes artères laissent place au labyrinthe de ruelles étroites et pavées du Casco Viejo, la vieille ville. Les premiers pintxos, la variante basque des tapas, se dégustent sous les arcades de la Plaza Nueva, au restaurant Victor Montes, dont l’une des spécialités est le macaron de foie. A quelques ruelles, la plaza Unamuno (3) est le rendez-vous des Bilbayens.

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Source du contenu: www.lemonde.fr

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