AccueilMode de vieA Saint-Paul-de-Vence, le défilé sculptural de Jacquemus

A Saint-Paul-de-Vence, le défilé sculptural de Jacquemus

Un défilé peut en cacher un autre. A peine les semaines de collections masculines et de haute couture terminées, c’est au tour de Simon Porte Jacquemus de montrer sa collection intitulée « Les Sculptures », une ligne pour le printemps-été 2024 et dont certaines pièces sont déjà disponibles en boutiques et en ligne.

Direction le sud de la France. On connaît l’attachement du créateur pour cette région dont il est originaire, lui qui a déjà investi une calanque de Marseille ou un champ de lavande du Luberon pour de précédents défilés. Cette année, le défilé a eu lieu le 29 janvier à Saint-Paul-de-Vence, village des Alpes-Maritimes, devenu lieu de villégiature de nombreuses personnalités des arts et des lettres dans les années 1960 – l’écrivain américain James Baldwin, les acteurs Yves Montand et Simone Signoret ou encore les peintres Marc Chagall ou Matisse.

C’est à la Fondation Maeght, institut culturel culte sur les hauteurs du village, fondée en 1964 par Aimé et Marguerite Maeght et dont le jardin est habillé des œuvres de Giacometti ou Miro, que le créateur de 34 ans a pris ses quartiers. « Pour cette collection, tout est parti d’Alberto Giacometti, du travail de la sculpture et des formes. Tout ce qu’il représente, son mode de vie, son sens de l’humour, sa poésie… Tout cela fait écho à la Fondation Maeght et à son histoire. J’ai toujours su que je présenterais un jour une collection ici », expliquait-il à l’issue de la présentation.

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Parmi les quelque deux cents invités, installés dans les jardins et les salles de la fondation, on note la présence inattendue des actrices américaines Julia Roberts et Kristin Davis – Charlotte, dans Sex and the City –, et celles, plus attendues, de la starlette américaine Kylie Jenner accompagnée de sa fille de 6 ans, Stormi, ou bien encore de Léna Situations, star des influenceuses françaises.

Les codes du surréalisme

Sur le podium, l’allure est élégante et plus affirmée qu’à l’accoutumée. Il y a de très chics tailleurs-pantalons dont les manches sont arrondies, des manteaux en cuir épais ceinturés, des robes du soir rectangulaires et légèrement transparentes, retenues par de fines bretelles ou encore des robes en jersey drapé, très courtes ou en version longue, qui ne détonnerait pas sur les tapis rouges.

Certaines ceintures montantes rappellent l’arrondi des chapeaux, une sandale est dotée d’un « double » talon, l’un étant encastré dans l’autre, des fils de soie sortent d’une veste à la manière de queues-de-cheval… Le créateur s’amuse avec les codes du surréalisme mais parvient à dessiner une silhouette distinguée et résolument féminine. « Cela fait quinze ans maintenant que la marque existe, la fille Jacquemus a grandi. J’avais envie d’explorer une sensualité nouvelle, plus subtile », détaille le créateur.

Si la fille Jacquemus a en effet bien grandi, la petite entreprise également. Avec trois cent cinquante employés et un chiffre d’affaires de 200 millions d’euros en 2022, la réussite de cette griffe toujours indépendante et par ailleurs reine de la communication sur les réseaux sociaux est à saluer. Avec désormais un regard sur l’Amérique – la marque prévoit l’ouverture d’une boutique new-yorkaise d’ici à la fin de l’année, en plus d’une à Dubaï et une autre à Londres –, Simon Porte Jacquemus continue de tracer son chemin avec une grande habileté.

Source du contenu: www.lemonde.fr

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