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Bien manger à Londres sans se ruiner ? Cinq adresses en tête du « eat » parade

Se rendre à Londres reste abordable : en Eurostar, un aller depuis Paris peut se dégotter pour une cinquantaine d’euros. C’est sur place que ça se complique. Dès la sortie du train, le coût de la vie britannique, enfiévré par l’inflation, fait l’effet d’un coup de massue. Un passage dans le métro, par exemple, se chiffre à 2,70 livres (3,15 euros) ou plus en fonction de la destination et des heures de trajet. Hôtels du centre-ville, taxis, sorties (comptez l’équivalent de 40 euros pour une visite chez Madame Tussaud’s)… toute dépense risque de donner des sueurs froides à votre portefeuille.

Les restaurants n’échappent pas à la règle. D’après nos observations, à qualité égale, un restaurant coûte environ deux fois plus cher à Londres qu’à Paris. La note est d’autant plus salée si vous prenez du vin (comptez une douzaine d’euros pour un verre de nectar moyen) plutôt que de la bière, qui reste accessible. Les denrées alimentaires comptent parmi les produits qui ont le plus augmenté dernièrement, et cette hausse a fait flamber les prix des restos.

Un Français qui règle son addition pour la première fois peut avoir des surprises, car le service n’est pas compris dans les prix inscrits au menu. Il s’élève souvent à 12,5 % de la note, soit un peu plus que dans le reste de l’Angleterre, et il arrive même dans certains établissements que, lors de la réservation, le client doive s’engager à consommer pour un montant minimal. Faut-il pour autant vider son plan d’épargne pour pouvoir festoyer à Londres ? Non, car la capitale dispose d’une scène street food aussi séduisante qu’accessible, et de quelques adresses goûtues et abordables.

Beigel Bake, bœuf salé et saumon fumé

Il est à peine 8 heures, mais une foule bigarrée se presse déjà devant la gigantesque enseigne blanche suspendue au-dessus de la boutique de Beigel Bake. Dans Brick Lane, qui abrite d’innombrables friperies, la file d’attente ressemble à un défilé de mode un peu bizarre, où les accoutrements et les coupes de cheveux les plus improbables se succèdent à un rythme frénétique. Etablissement historique de Londres, cette fabrique de bagels fondée en 1974 ouvre vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept, et a vu se succéder badauds et stars (de Madonna aux membres de la famille royale).

La spécialité maison, ce sont évidemment les bagels, qui ressemblent à de petites boules de pain brioché, ici à peine troués en leur centre. On les voit sortir des fours, avant d’être tranchés et bourrés de poitrine de bœuf salé (une spécialité irlandaise) associée à de la moutarde douce et des pickles, ou de saumon fumé avec de la crème. On teste le bœuf : le moelleux du pain conjugué à la mâche de la viande, très parfumée, crée un combo simple et efficace ! Et l’ensemble, ultra accessible (6,20 livres, soit 7,25 euros), est proposé par des vendeuses qui n’ont pas oublié d’être drôles. « J’espère que vous parlerez de la magnifique blonde aux yeux bleus qui vous a servi ! », lance une sexagénaire pimpante en tendant un bagel.

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Source du contenu: www.lemonde.fr

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