AccueilMode de vieCinabre, une boutique d’accessoires qui a de la suite dans les idées

Cinabre, une boutique d’accessoires qui a de la suite dans les idées

La boutique Cinabre, près des Grands-Boulevards, à Paris, le 12 décembre 2023.

A l’entrée, deux comptoirs peinture laquée et Inox, aux airs de vaisseaux de science-fiction, font face au visiteur. A droite : la caisse. A gauche : la conciergerie, où un jeune groom sourit aimablement, comme échappé d’un roman d’Arthur Conan Doyle, en veste et coiffe rouge vif. Un rouge dit cinabre, comme le nom de la marque installée ici depuis quelques mois, avec la double intention d’être à la fois une boutique d’accessoires et un hôtelier grand chic.

On vient chez Cinabre, cité Bergère, un passage discret à deux pas des Grands Boulevards, à Paris, moins par hasard que par le bouche-à-oreille, pour y acheter, dans la boutique au rez-de-chaussée, cravates, nœuds papillons, foulards, bretelles ou ceintures d’un chic seventies et fantaisiste, ou bien parce que l’on souhaite dormir dans l’une des deux suites d’environ 90 mètres carrés chacune disposées dans les étages.

Alexandre Chapellier, qui a fondé la marque Cinabre en 2011, a déniché en 2020 cet immeuble où vivotaient une galerie d’art et des bureaux. « Dans notre boutique précédente, rue d’Hauteville, les affaires tournaient bien, mais je pensais avoir davantage de choses à dire et à montrer que quelques cravates et foulards », dit-il en pensant notamment à cette décoration cohérente, élégante et personnelle, qu’il a pu déployer avec l’aide de Charlotte Albert et d’Alexis Lamesta – le duo derrière Necchi Architecture –, et qui a été dévoilée il y a quelques semaines.

 Alexandre Chapellier, fondateur de Cinabre, dans le jardin d’intérieur de la suite numéro 1.  Alexandre Chapellier, fondateur de Cinabre, dans le jardin d’intérieur de la suite numéro 1.

Diplômé d’une école de commerce, passé par le groupe Axa, Alexandre Chapellier est aussi collectionneur de longue date de vestes et d’objets militaires. Il a construit Cinabre sur une esthétique gainsbourienne, un chic masculin infusé de goût de l’uniforme et d’esprit british, et dont la bonne tenue laisse toujours entrapercevoir un trait d’humour.

Cravates en satin de soie rose bonbon ou imprimé de corgis (ces chiens si chers à feu la reine Elizabeth II), nœuds papillons à motif tartan ou Art déco, robes de chambre lie-de-vin ou tapisserie florale, gants en cachemire, bretelles à rayures, pochette toile de Jouy ou carré de soie frappé d’un spationaute…

Le tout, possiblement brodé aux initiales du client et fabriqué dans son atelier de Fontaine-Raoul, dans le Loir-et-Cher, ou chez des partenaires français, dans les monts du Lyonnais ou les Pyrénées-Atlantiques. « Tout le monde s’habille à l’identique, et particulièrement les hommes français, constate le maître des lieux, aux faux airs de Wes Anderson. L’accessoire joue un rôle d’autant plus différenciateur. »

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Source du contenu: www.lemonde.fr

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