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Cinq créations surprenantes repérées à Maison & Objet

Le salon professionnel Maison & Objet consacré à la décoration, au design et à l’art de vivre draine chaque année des milliers d’exposants du monde entier. La dernière édition, qui s’est tenue à Paris du 18 au 22 janvier, a ainsi accueilli plus de 2 500 marques, dont 60 % venues de l’étranger. L’occasion est belle de faire, au gré des allées, des trouvailles. Parmi les curiosités venues d’ici et d’ailleurs, en voici quelques-unes susceptibles de piquer de caractère nos intérieurs ou de changer notre façon d’habiter.

Un tabouret en billets broyés

On la connaissait pour ses fauteuils en spaghettis de plastique recyclé qui créent, au moment où la matière entre en fusion dans le moule, des coloris au motif unique. La manufacture francilienne Maximum – qui, comme son nom le suggère, ne laisse aucun matériau se perdre – a imaginé un tabouret en billets de banque broyés. « Ces monnaies n’étant pas sorties conformes de l’Imprimerie nationale, la Banque de France qui, il y a encore peu, les brûlait, nous les envoie sous la forme de broyat, explique Armand Bernoud, cofondateur de l’entreprise vertueuse née en 2015 à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne). Notre tabouret empilable tient solidement sur ses pieds de papier à partir de cette seule matière récupérée à laquelle nous n’avons ajouté aucune résine polluante, car les billets contiennent déjà un peu de plastique qui fait liant. » C’est ainsi que le magot est devenu monnaie de singe. Et qu’une table bistrot et une chaise de la même facture viendront enrichir cette ligne de mobilier en papier-monnaie, au printemps.

Maximum, 49, boulevard du Colonel-Fabien, 94200 Ivry-sur-Seine.

Des vases tressés en cuir et en papier

Vases, fruits de la collaboration franco-japonaise Polène x Mobje.

La chapellerie Fujii Hat Co, implantée à Onomichi, dans la préfecture de Hiroshima, au Japon, aurait pu décliner en même temps que la mode du couvre-chef. Jusqu’à ce que la dernière (et troisième) génération aux commandes de l’entreprise familiale imagine de créer, à partir de son savoir-faire historique lié au tressage des fibres naturelles, de petits accessoires de décoration sous la marque Mobje. Ainsi sont apparus des lampes poétiques ou des vases graciles à base notamment de raphia natté, aux délicates teintes nacrées. Trois vases de papier et de cuir mêlés sont nés en 2023 de la rencontre entre la maison nippone et le maroquinier parisien Polène, fondé en 2016 par trois frères et sœurs. Les fibres de papier ainsi que le cuir de veau lisse, issu des chutes de production de l’artisan français, ont été tressés ensemble pour créer des motifs minimalistes. Des lignes de cuir viennent orner la base ou l’encolure des pièces, qui peuvent accueillir fleurs fraîches ou bouquets séchés grâce au contenant en verre dissimulé à l’intérieur. Cette édition limitée Polène x Mobje a été entièrement réalisée selon les techniques traditionnelles des chapeliers japonais.

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Source du contenu: www.lemonde.fr

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