AccueilMode de vieDu Jura au Diois, cinq vignobles à visiter en hiver

Du Jura au Diois, cinq vignobles à visiter en hiver

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Durant les mois les plus frais de l’année, la vigne est comme nous : en « dormance ». Pas de feuille ni de fruit à l’horizon, excepté des grappes oubliées, séchées sur pied, mais, pour les vignobles de montagne, la promesse de beaux paysages de coteaux noyés dans la brume ou ensevelis sous la neige. Certains sont à moins de trente minutes d’une station de ski alpine ou à proximité de circuits de randonnée de ski de fond. Même s’il fait beau, on s’équipe de pneus neige pour y accéder.

Dans le Jura, pour la Percée du vin jaune

Les coteaux du Vernois avec le château du Pin au fond.

Grande fête viticole du vignoble jurassien, la Percée du vin jaune célèbre, après six ans et trois mois d’élevage, la dégustation des tonneaux de vin jaune prêts pour la mise en bouteille. L’acte symbolique consiste à percer le fût pour faire jaillir le jus jusque-là prisonnier. Cet événement a lieu chaque premier week-end de février, dans un village de producteurs qui change tous les ans. Cette vingt-sixième édition marque un retour aux sources, puisqu’elle se déroulera, du 2 au 4 février, dans la commune d’Arbois, considérée comme la capitale du vignoble. Arbois est également la toute première appellation d’origine contrôlée (AOC) de France, reconnue en 1936.

Cette édition s’annonce donc particulièrement faste. Comme il est de coutume, le public peut goûter les vins de la région dans tous les caveaux ouverts. C’est donc l’occasion de déambuler dans les ruelles aux tons jaune ocre du vieux bourg, d’admirer les façades historiques, de passer sous les arcades romantiques et sur la Cuisance, la rivière qui serpente le long de la ville. En se ménageant, bien sûr, de fréquentes pauses vigneronnes. On aura pris soin de laisser la voiture à l’entrée du village, et de ne la reprendre que le lendemain, après une halte dans un hôtel. Et après un repas au vin jaune.

La Percée du vin jaune : 22 € pour l’accès au site de la manifestation, un verre souvenir et 10 tickets de dégustation.

En Savoie, des vins pas que pour la raclette

Une des tours en ruine et les vignobles de la commune de Chigin, en Savoie. Une des tours en ruine et les vignobles de la commune de Chigin, en Savoie.

Si le vignoble de Savoie n’évoque pour vous que des souvenirs de vin acide accompagnant des fondues au fromage, il est temps de mettre vos connaissances à jour. Car ce vignoble, apparu dès l’Antiquité, regorge de richesses sous la couche de neige. La Savoie produit en effet des vins blancs, rouges, rosés, effervescents, mais également moelleux.

Etendu sur 1 800 hectares, à cheval sur quatre départements, le vignoble savoyard se caractérise en outre par la diversité de ses cépages : vingt-trois se côtoient sur cette petite surface. Pour les rouges, cela va des classiques gamay et pinot noir aux plus confidentiels mondeuse et persan. En blanc, la jacquère et l’altesse complètent les plus connus chasselas, chardonnay et aligoté. Dénicher les discrets verdesse, gringet, étraire de la Dui, servanin ou joubertin relève du jeu de piste, une bonne activité pour ceux qui ne montent pas jusqu’aux stations de ski. Entre Chambéry et Montmélian, les vignes sont presque partout. Une randonnée hivernale entre Saint-Baldoph et Apremont, ou autour des vignes de Chignin, offre une respiration fraîche et souvent ensoleillée. Les parcs naturels régionaux du massif des Bauges et de Chartreuse sont plus sportifs. A faire raquettes aux pieds ou verre à la main, voire les deux en même temps, accompagné d’un guide de montagne et œnologue, spécialisé dans ce type de parcours.

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Source du contenu: www.lemonde.fr

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