AccueilMode de vieLes années Palace de Thierry Mugler exposées au Salon du Vintage

Les années Palace de Thierry Mugler exposées au Salon du Vintage

Ce week-end, du 3 au 4 février à Paris, le Carreau du Temple présente les uniformes des serveurs et les looks fous de la célèbre boîte de nuit créés par le designer français.

Pour ceux qui l’ont vécu, ce 1er mars 1978, jour de l’ouverture du Palace, est resté dans les mémoires. Y compris celles des serveurs de la légendaire boîte de nuit de Fabrice Emaer, qui se glissèrent dans une combinaison rouge et dorée signée Thierry Mugler. Le créateur, alors âgé de 31 ans, est déjà une star dans le milieu et commence son ascension dans la mode avec ses congénères Jean Paul Gaultier, Montana, Alaïa

C’est cet âge d’or, 1978-1983, qui marque la fermeture des lieux, que la figure des nuits parisiennes, Anouschka aujourd’hui collectionneuse (sa boutique de vintage dans le 9e est culte), a voulu célébrer au Carreau du Temple, les 3 et 4 février, à travers une dizaine de tenues de l’époque dont les fameux uniformes. Rencontre avec Anouschka et Laurent Journo, fondateur du Salon du vintage qui fête sa 25e édition.

LE FIGARO. – Parmi les nombreux moments forts de la carrière de Thierry Mugler, pourquoi avoir décidé de mettre en lumière ses collections confectionnées pour Le Palace ?

LAURENT JOURNO. - L’exposition qui lui était consacrée en 2022 au Musée des arts décoratifs, et qui a rencontré un immense succès, nous avait offert une vue d’ensemble sur sa carrière. Nous avons donc pris le parti de nous concentrer sur ses années de jeunesse, sur le jeune créateur en devenir. Les années Palaces l’ont projeté dans la mode. Étant un habitué des lieux, avec Karl Lagerfeld et Yves Saint Laurent, Mugler a naturellement commencé à confectionner les tenues des serveurs et de personnalités comme Grace Jones et Madonna.

ANOUSCHKA. - Le Palace lui offrait une grande liberté pour ses créations. Puis, il ne faut pas oublier que ses vêtements ont toujours été profondément inspirés par le monde de la nuit et du spectacle. Les tenues des serveurs – des combinaisons rouges ceinturées à épaulettes en lamé doré – restent ses créations les plus marquantes de la période. J’en possède une ! On ne pouvait pas les manquer en train de slalomer avec leurs plateaux entre tout le monde. Leurs tenues ont contribué à l’esprit du lieu.

Le journaliste et écrivain français Alain Pacadis et la collectionneuse et ancien mannequin Anouschka, au Palace dans les années 1980.
Anouschka

Qui est resté dans la mémoire collective comme un haut lieu de mode.

A. – Fabrice Emaer avait imposé un dress code : démocratiser le chic ! Tout le monde se créait un look pour passer la barrière des physionomistes, dont Jenny Bel’Air, qui, elle-même, cultivait un style très excentrique. Ceux qui n’avaient pas d’argent étaient tout aussi créatifs et dénichaient des pièces aux puces. Personnellement, je pouvais prendre jusqu’à cinq heures pour me préparer.

Vous-même étiez surnommée « la reine de la nuit ». Quels souvenirs gardez-vous de ces soirées ?

A. – Ces nuits réunissaient des personnalités qui n’avaient rien à voir ensemble que la nuit. Stylistes, philosophes, milliardaires etcréatures underground se mélangeaient. C’était d’ailleurs formidable d’avoir 18-20 ans et d’échanger avec Andy Warhol et Pierre Bergé, de côtoyer Mick Jagger. Pourtant, à l’époque, ça ne nous paraissait pas exceptionnel. C’était simplement normal. Aujourd’hui, je me rends compte de ma chance d’avoir vécu cette mixité sociale et cette liberté. La terre entière était regroupée dans un seul et même endroit.

Du 3 a 4 février au Carreau du Temple à Paris, entrée à 5 euros.

Source du contenu: www.lefigaro.fr

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