AccueilMode de vieMimétique, les soins qui « crackent » le code de la peau

Mimétique, les soins qui « crackent » le code de la peau

À peine lancé, le label français fait déjà un carton en ligne, au Bon Marché à Paris, dans les pharmacies et les salons de massage des beaux quartiers. Des formules concentrées au maximum qui imitent les mécanismes cutanés.

Émilie doit cacher sa crème démaquillante pour que ses filles ne la lui piquent pas. Margot, une des facialistes de chez Faucheur, salon de massage kobido prisé du 17e arrondissement, s’en est emparée pour « lifter » ses clientes. Le mari de Jeanne, qui a vécu trente ans avec une mousse à raser, un déodorant pierre d’alun et un pot Nivea, lui vide son sérum chaque matin, au point qu’elle a dû se procurer un nouveau flacon au Bon Marché. C’est là, au premier étage du grand magasin, où elle se rend régulièrement pour découvrir les nouveautés, que la jeune marque Mimétique l’a séduite. « Elle n’est pas la seule ! observe Mathilde Mazet, l’acheteuse du département. Nos clientes, souvent initiées et exigeantes, apprécient l’aspect pharmaceutique de ces produits facile à utiliser, à comprendre et à intégrer dans une routine. » Si sur Instagram, le marketing et les images quasi futuristes sont bien ficelés, les commentaires enthousiastes vantent leurs mérites sur leur peau atopique et eczémateuse.

« On m’a tartinée de crème La Roche Posay toute ma vie, explique Fabienne Sebaoun, issue d’une famille de dermatologues et fondatrice il y a à peine quatre mois de ces formules parfaitement dosées. Je n’ai jamais eu la peau sèche et mes poupées non plus puisque, au lieu de les habiller, enfant, je leur prescrivais des ordonnances ! Mon obsession, ce sont les belles peaux. J’en suis toquée quand je regarde quelqu’un. » En partant travailler pour la maison Valmont au Canada après avoir fait ses classes chez La Mer et Guerlain, cette chimiste de formation prend davantage conscience de l’impact de l’ingrédient sur le derme mais se perd, comme beaucoup d’entre nous, dans les courants de la « clean beauty », la « beauté vegan », le « cruelty-free »…

30 % d’ingrédients actifs

À 39 ans, après le Covid, elle retourne sur les bancs de l’université de chimie de Nice, où elle découvre la science prometteuse du biomimétisme. « La peau est une des technologies les plus sophistiquées de la planète, elle fait de la recherche et du développement depuis sept millions d’années, reprend l’experte. Un professeur m’a dit que si je voulais vraiment me différencier, il fallait non plus extraire la meilleure algue ou utiliser telle plante, mais aller dans le sens de la peau, c’est-à-dire “cracker son code”, comprendre ses mécanismes biologiques lorsqu’elle est saine, à savoir la protection, l’hydratation et la régénération, pour les imiter et ainsi la faire marcher à son plein potentiel. »

Dans les formules de Mimétique, les ingrédients actifs sont présents à 30%.
Fabien SARAZIN

Elle s’entoure alors pendant trois ans de chercheurs d’AgroParisTech et de l’Institut Pasteur, et invente le Skin-Mimétisme avec son complexe SMR-C5 composé de cinq actifs naturellement présents dans la peau (la carnosine, les oligosaccharides, les acides aminés, les minéraux et les oligo B-glucanes). « Il ne faut pas surstimuler la barrière cutanée avec des ingrédients trop dosés sous prétexte qu’ils sont à la mode, comme la vitamine C ou le rétinol, qui peuvent irriter et épuiser la peau. » Naissent donc quatre produits essentiels : un nettoyant qui démaquille et apaise, une crème universelle qui repulpe, raffermit et hydrate, un sérum qui lisse, lifte et illumine et une huile qui nourrit le soir. Leur seul parfum ? Celui des actifs qui les composent de 20 % à 30 % (ce qui est énorme dans l’industrie). Leur packaging ? Des tubes de crème médicamenteuse et des flacons compte-gouttes simplissimes vendus, à un prix raisonnable en ligne, au Bon Marché donc, et dans une sélection de pharmacies entre Monaco et Paris, bientôt au Canada.

Le Baume Démaquillant Skin Cloud, 40€, le Sérum Visage Skin Revive, 69€ sur mimetique.com

Source du contenu: www.lefigaro.fr

dernières nouvelles

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici