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«Nous avons évité le pire», «une victoire incroyable»: les syndicats en joie après les premiers résultats des législatives

La CFDT appelle le gouvernement à venir à «entendre enfin les préoccupations des citoyens, tandis que la CGT, qui avait appelé à voter pour le NFP, réclame «l’abrogation de la réforme des retraites, l’augmentation des salaires et des pensions».

Ils avaient appelé à barrer la route au RN, et pour certains, à voter pour le Nouveau Front populaire. Les syndicats ne peuvent que se réjouir des résultats préliminaires de ces législatives anticipées, qui donnent l’alliance de gauche en tête, devant le parti présidentiel et le Rassemblement national. «Merci, merci, merci ! Grâce à la mobilisation de toutes et tous, nous avons évité le pire», a immédiatement réagi la secrétaire générale de la CFDT Marylise Léon sur X (ex-twitter). Son homologue de la CGT, Sophie Binet, a de son côté salué «une victoire incroyable» pour la gauche ce dimanche.

À l’instar de quatre autres syndicats (CGT, Unsa, FSU et Solidaires), la CFDT avait appelé à «battre l’extrême droite». Mais elle n’avait pas donné de consignes de vote, au contraire de la CGT, qui dans une décision rare, avait appelé explicitement à voter pour le Nouveau Front populaire. Pour les deux syndicats, les résultats préliminaires de ces législatives anticipées doivent désormais aboutir sur un nouveau gouvernement, davantage à l’écoute des doléances sociales. Pour Marilyse Léon, il «devra associer tous les acteurs de la société civile pour entendre enfin les vraies préoccupations des citoyens et changer la vie de toutes et tous». Pour Sophie Binet, l’exécutif à venir devra appliquer les mesures contenues dans le programme du NFP, notamment «l’abrogation de la réforme des retraites, l’augmentation des salaires et des pensions».

Vers une assemblée sans majorité absolue

Selon les estimations de l’institut de sondage Ifop, le Nouveau Front populaire arrive en tête de ces législatives anticipées en glanant entre 188 et 199 sièges, suivi du camp présidentiel, avec 164 et 169 sièges. En troisième position, le Rassemblement national et ses alliés auraient entre 135 et 143 sièges, bien moins que ce que laissait présager les sondages de l’entre-deux-tours. Les Républicains et divers droite récolteraient 63 sièges.

Cette tripartition jette la France dans le brouillard inédit, au terme d’un scrutin qui a fortement mobilisé les électeurs avec une participation de 67%, la plus forte depuis 1997. Faute d’atteindre la barre de 289 députés, ou même de s’en approcher, aucun bloc ne semble en mesure de composer seul un gouvernement.

Source du contenu: www.lefigaro.fr

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