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« One Hand Clapping », de Paul McCartney & Wings, sort enfin officiellement sous nos applaudissements

Les bandes enregistrées attendaient leur heure depuis cinquante ans. Dans la catégorie disque maudit, One Hand Clapping (« applaudir d’une main ») est un peu le Let It Be, de Paul McCartney & Wings. Pour des raisons toujours restées obscures, ce live de 1974, enregistré et filmé dans les conditions d’un studio, n’avait encore jamais fait l’objet d’une sortie officielle. Très convoité par les « maccaphiles », ce témoignage d’une période importante dans la carrière du bassiste gaucher fut maintes fois dupliqué par les bootleggers.

En août 1974, Paul McCartney, 32 ans, est de nouveau au sommet. Cinq ans après la traumatisante séparation des Beatles, son nouveau groupe, les Wings, formé avec sa femme, Linda (1941-1998), aux claviers et aux chœurs, et le guitariste Denny Laine (1944-2023, ex-Moody Blues), est numéro un des ventes au Royaume-Uni pour la septième semaine d’affilée, grâce à leur troisième album, Band on the Run (1973), ainsi qu’aux Etats-Unis, au Canada et en Espagne.

Porté par ce succès, le groupe investit les studios londoniens d’Abbey Road pour y tourner un concert spécial, accompagné partiellement d’un orchestre et entrecoupé d’entretiens. Filmées par le réalisateur David Litchfield, les sessions durent quatre jours dans les anciens studios d’EMI, où les Beatles avaient gravé leur premier album, Please Please Me, en 1963, et bien d’autres classiques jusqu’à leur dissolution.

Performance remarquable

Jamais diffusé à la télévision, le documentaire vidéo est finalement exhumé en DVD, en 2010, avec la captation de quinze morceaux filmés, uniquement disponible sur le coffret Deluxe anniversaire de Band on the Run. L’objet volumineux comprenait également six extraits audio du concert. Cette édition officielle, en deux CD et deux LP, dévoile pour la première fois l’intégralité du concert audio, soit vingt-sept chansons au total, mixées par Giles Martin, fils du producteur et arrangeur George, mort en 2016, et Steve Orchard, binôme déjà à l’œuvre sur les récentes rééditions du catalogue des Fab Four.

Guère étonnant que One Hand Clapping ait fait les beaux jours du circuit pirate. La performance du groupe y est remarquable, avec un Paul McCartney particulièrement en voix. Le trio, scellé autour de Paul, de Linda et de Denny, connaît pourtant de fréquents remaniements de personnel : deux fraîches recrues viennent alors d’intégrer la formation, le guitariste Jimmy McCulloch (1953-1979), un proche des Who, et le batteur Geoff Britton. Souvent qualifié, à l’époque, avec de méprisants sous-entendus, de « premier groupe de rock familial » – les enfants du clan McCartney étaient souvent des tournées –, le quintette se révèle très à l’aise dans l’exercice scénique.

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Source du contenu: www.lemonde.fr

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