AccueilSportsParis 2024 : participer à la cérémonie d’ouverture des JO, « un très gros...

Paris 2024 : participer à la cérémonie d’ouverture des JO, « un très gros effort » pour les armateurs

Les intempéries des dernières semaines, et leur corollaire, un trop fort débit de la Seine, ont conduit à repousser et repousser encore les ultimes répétitions techniques pour les bateaux qui transporteront les athlètes lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques, le 26 juillet. Finalement, après deux séquences organisées en comité réduit (au mois de juillet 2023 et lundi 14 juin), l’ensemble de la flotte (une centaine d’embarcations) devrait procéder, entre le lundi 22 juillet et le jeudi 25 juillet, à un défilé quasi grandeur nature sur le parcours de la parade, du pont d’Austerlitz au pont d’Iéna.

A l’image de Ghislain de Richecour, PDG de la compagnie Vedettes du Pont-Neuf, dont huit des douze embarcations défileront pour les Jeux, les acteurs de la filière du transport fluvial se disent « enthousiastes depuis le début » à l’idée de ce coup de projecteur. S’ils en attendent de possibles retours post-JO, leur participation à la parade est toutefois loin de constituer, à leurs yeux, une aubaine financière.

Entre « 5 000 et 10 000 euros par bateau et par jour »

Les armateurs dont les bateaux ont été sélectionnés sont directement dédommagés par le Comité d’organisation de Paris 2024 (Cojop). La somme versée est déterminée en fonction de la taille du bateau et du nombre de places disponibles sur le ponton extérieur, indispensable pour filmer les athlètes pendant la parade. Les tarifs varient ainsi entre « 5 000 et 10 000 euros par bateau et par jour mobilisé », explique Ghislain de Richecour.

Entre les répétitions techniques, la semaine en quarantaine nécessaire avant la parade pour des raisons de sécurité et de préparation artistique (habillage des bateaux), il faut compter une dizaine de journées de mobilisation pour chaque embarcation.

En revanche, les séances de formation qu’ont dû suivre les équipages, de même que le temps passé à coordonner la préparation avec les organisateurs de Paris 2024 – en plus des répétitions –, ne sont pas pris en compte financièrement. Or « tout cela est extrêmement mobilisateur », relève Didier Leandri, président de la fédération professionnelle Entreprises fluviales de France.

Pour le président de la Communauté portuaire de Paris, Olivier Jamey, les contrats passés avec Paris 2024 relèvent « plus de l’indemnisation que de la rémunération ». « On pourrait croire que nous sommes les bénéficiaires économiques de cette parade, mais en réalité cela nous coûte beaucoup d’argent, renchérit Ghislain de Richecour. Nous sommes les vrais sponsors. C’est un très gros effort que l’on fait. »

« Une année 2024 compliquée »

Selon les différents acteurs, en temps normal, la période des mois de juin et de juillet leur rapporte quotidiennement le double, voire le triple de ce que Paris 2024 leur verse. Cela devrait surtout affecter les petites entreprises, qui représentent la plus grande part des compagnies parisiennes de tourisme fluvial (une compagnie compte en moyenne 2,7 bateaux) et pour qui l’activité est principalement concentrée sur la saison estivale. « Notre activité est perturbée par l’organisation des répétitions et des travaux. On va faire une année 2024 compliquée », anticipe Ghislain de Richecour.

A écouter Olivier Jamey, les propriétaires de bateau ont accepté de répondre présent « parce que ce sont les JO, parce que c’est la Seine ». M. de Richecour avance de son côté un « investissement citoyen » : même si les acteurs du secteur jugent « extrêmement lourd » le coût de leur engagement, leur ambition est de profiter d’une exposition aux yeux du « monde entier ».

« Sans doute, à terme, y aura-t-il un impact très favorable sur le fleuve », veut croire Olivier Jamey, tout en reconnaissant que « cela reste hypothétique ». Ce que Didier Léandri résume ainsi : pour la filière, « c’est un engagement et un pari ».

Notre sélection d’articles sur les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024

Retrouvez tous nos contenus sur les Jeux olympiques et paralympiques :

L’Etat va « décharger » le Comité d’organisation des Jeux de « certaines missions » de sécurité lors de la cérémonie d’ouverture

L’Etat accroît d’« une dizaine de millions d’euros » son soutien à la sécurité privée pour l’aider à recruter

Dérogation, QR code : ce que contiendra le site pour pouvoir se déplacer pendant les JO de Paris

Le déploiement de la lutte antidrone pour les Jeux face aux incertitudes sur l’efficacité du système

Cyberattaques, arnaques et désinformation, les menaces en ligne qui pèsent sur les Jeux olympiques de Paris

 Les questions pratiques sur les déplacements à Paris, à pied, en métro, en voiture…

Faut-il craindre le pire dans les transports en Ile-de-France ?

Les transports pendant les JO 2024 à Paris : de l’euphorie des promesses au choc de la réalité

Première mise en route du restaurant au village des athlètes

Ces lieux de la capitale qui se mettent à l’heure olympique

Comment Paris La Défense Arena est devenue piscine olympique pour les Jeux

Deux chantiers pour les Jeux olympiques sont encore suivis de « très, très près »

Le village olympique de Paris 2024 prend ses quartiers en Seine-Saint-Denis

  • La cérémonie d’ouverture

Avec le metteur en scène Thomas Jolly, dans les coulisses du spectacle dansé lors des cérémonies des JO

Dernières répétitions techniques pour la parade nautique d’ouverture des Jeux

  • La préparation des athlètes

Plusieurs fédérations françaises traversent une zone de turbulences à un mois des Jeux

Léon Marchand, Maxime Grousset et Florent Manaudou en patrons de l’équipe de France de natation avant Paris 2024

Enzo Lefort, fleurettiste touche-à-tout

A Rome, l’athlétisme français retrouve des couleurs avant les Jeux olympiques

Le voyage intérieur de Kevin Mayer vers Paris 2024

La mue de l’heptathlète Auriana Lazraq-Khlass, médaillée d’argent aux championnats d’Europe en « explosant » ses records

Cyréna Samba-Mayela, toujours plus rapide, s’offre un sacre européen et un nouveau statut avant Paris 2024

« Les Jeux ne se gagnent plus, mais ils peuvent se perdre » : la blessure, hantise des sportifs avant Paris 2024

A la Coupe du monde d’aviron de Lucerne, la France mesure la distance qui lui reste à parcourir pour être compétitive aux Jeux

  • Le contexte international

Les Palestiniens demandent la mise à l’écart des athlètes israéliens

Des athlètes russes et biélorusses admis aux Jeux sortent du cadre de neutralité, selon les autorités ukrainiennes

« Aux Jeux olympiques de Paris, un état des lieux des rapports de force mondiaux »

Les jumelles Maryna et Vladyslava Aleksiiva, prodiges de la natation synchronisée, veulent « montrer le visage combatif de l’Ukraine »

En Russie, le mouvement sportif se déchire sur sa participation aux JO

Thomas Bach, président du CIO : « L’agressivité du gouvernement russe grandit de jour en jour, contre le Comité, contre les Jeux, contre moi »

Les achats de billets pour les Jeux paralympiques progressent doucement

La Mairie de Paris veut privilégier les « quartiers populaires » pour la cérémonie d’ouverture

La billetterie populaire de l’Etat et des collectivités locales au défi de la logistique

Le gouvernement a du mal à distribuer ses billets gratuits auprès des personnes en situation de handicap

L’Etat accorde une rallonge de 33 millions d’euros pour l’organisation des Jeux paralympiques

L’argent non dépensé pour les chantiers olympiques va retourner dans les poches des financeurs publics

Le Comité d’organisation assure avoir bouclé plus de 90 % du budget de ses recettes

Tony Estanguet confirme qu’il y a eu des hausses de rémunérations à la direction du Comité d’organisation des Jeux

En quête d’économies, les organisateurs des Jeux sollicitent l’aide de collectivités partenaires

  • Les enquêtes judiciaires en cours

Tony Estanguet, le patron des Jeux, à son tour dans le viseur de la justice

Les « quatre mousquetaires » du comité d’organisation ciblés par le PNF

  • Le relais de la flamme olympique

Malgré le succès populaire du relais de la flamme, pourquoi les Français n’adhèrent-ils toujours pas aux Jeux olympiques ?

Certaines communes s’irritent des exigences et des coûts liés à l’accueil du relais de la flamme

La stratégie française pour faire le plein de médailles aux Jeux paralympiques

Le gouvernement appuie sur l’accélérateur pour combler les retards d’accessibilité

  • La Seine-Saint-Denis et les Jeux

Les habitants s’inquiètent du risque de gentrification de Saint-Denis

La Seine-Saint-Denis lance son Olympiade culturelle

Au lycée professionnel Arthur-Rimbaud de La Courneuve, une « option JO » contre le décrochage scolaire

Le centre aquatique olympique, une piscine XXL pour la Seine-Saint-Denis

La Courneuve entre enthousiasme et inquiétude vis-à-vis de la transformation du parc Georges-Valbon

Le Red Star Rugby de Saint-Ouen privé de stade à cause des Jeux

Une île, un maire écolo et « la chance » de bénéficier des Jeux

  • Paris à l’heure des Jeux

Anne Hidalgo annonce qu’elle se baignera dans la Seine la semaine du 15 juillet

Pourquoi ravitailler la capitale va être une épreuve

Après la réquisition de leurs logements, des étudiants pas encore fixés sur leur sort

A l’approche des Jeux, les associations de lutte contre la pauvreté craignent un « nettoyage social »

Inauguration enthousiaste pour l’Adidas Arena, la nouvelle salle de la porte de la Chapelle

  • Les Jeux, ce n’est pas seulement Paris et la Seine-Saint-Denis

Succès populaire pour les débuts du relais de la flamme olympique

À Marseille, les politiques se disputent la lumière olympique

Les quartiers nord de Marseille, si près, si loin des Jeux

L’arrivée de la flamme olympique pour les JO de Paris 2024 « ne pouvait pas se passer ailleurs qu’à Marseille »

A J-55, la Meuse essaye de mobiliser ses habitants avant le passage de la flamme olympique

A la Martinique et à la Guadeloupe, la fièvre olympique monte à distance

  • Les enjeux environnementaux

La qualité de l’eau de la Seine n’est « pas au rendez-vous »

L’objectif climatique des Jeux ne sera pas tenu en raison des déplacements en avion, selon un rapport indépendant

Paris 2024 est-il sur la bonne voie pour tenir son engagement de « Jeux plus responsables » ?

Les risques d’un été caniculaire font craindre des Jeux olympiques suffocants

Diviser par deux l’empreinte carbone des repas servis aux Jeux : l’autre défi de Paris 2024

Comment les organisateurs des JO comptent faire face à une canicule cet été

  • Les enjeux sociétaux que les Jeux mettent en exergue

Des difficultés de recrutement persistantes à moins de trois mois des Jeux olympiques

L’Etat lance un guide d’accessibilité des Jeux pour les personnes en situation de handicap

Les anti-JO peinent à mobiliser

Loin du faste des JO, la réalité des cours d’EPS dans un collège de Montreuil

A l’heure du sport grande cause nationale, la situation préoccupante des piscines en France

Le sport à l’école cherche encore la bonne formule

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.

Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.

S’abonner

Contribuer

Réutiliser ce contenu

Source du contenu: www.lemonde.fr

dernières nouvelles

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici