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Paris 2024 : « Pour la sélection des athlètes français, les joies ont fusé autant que les larmes ont coulé »

Depuis ce matin, les jeux sont faits. La Fédération française d’athlétisme (FFA) a annoncé, ce dimanche 7 juillet, la liste des athlètes retenus pour les Jeux olympiques de Paris. Elle avait soumis, le 5 juillet, sa préliste au Comité national olympique et sportif français (CNOSF) pour validation.

Cette divulgation des sélectionnés pour Paris 2024 n’a guère suscité de suspense. Les athlètes connaissaient pratiquement tous leur sort depuis près d’une semaine et la fin des championnats de France, disputés à Angers du 28 au 30 juin. Là, sur les bords de la Loire, les émotions étaient au rendez-vous. Les joies ont fusé autant que les larmes ont coulé. Comme les prémices des scènes qui nous seront offertes au Stade de France pendant la quinzaine olympique.

Autant que la foire aux sentiments, ce fut, à Angers, la fête de la calculette. Il fallait voir chaque matin dans les halls d’hôtel de la ville les entraîneurs, les dirigeants et les athlètes plancher sur les performances, compter et recompter, empiler les chiffres. Toutes les conversations tournaient autour de deux mots hermétiques aux néophytes : minima et ranking. Explications.

Scènes incongrues

Il fallait aux impétrants soit réaliser, au moins une fois avant le 30 juin, les minima de temps, de hauteur, de longueur, fixés par les instances olympiques, soit, au vu de l’accumulation de leurs performances antérieures, atteindre un classement international au sein de sa discipline – le ranking – qui leur offre un billet pour Paris. Deux portes d’entrée au Stade de France, en somme.

On vit donc des scènes incongrues à Angers. Des athlètes ayant remporté leur course ou leur concours s’effondraient de tristesse pour n’avoir pas atteint les minima. Ils ou elles étaient consolés par leurs adversaires, battus du jour mais qui se savaient antérieurement qualifiés pour les Jeux.

A Paris, trois athlètes français au maximum pouvaient être engagés par discipline. Dans de rares cas, comme le 3 000 mètres steeple masculin, ils étaient quatre prétendants. La course des championnats de France devenait décisive pour éliminer un malheureux. Dramatique moment où, au bout du sprint de la dernière ligne droite, le mauvais rôle incombait à Djilali Bedrani, pourtant vice-champion d’Europe à Rome, quelques jours auparavant. Les trois qualifiés tentaient de le consoler, partagés entre la joie d’être à Paris et le malaise d’avoir poignardé, même à la loyale, un compatriote.

Se retrouvait, dans ces moments, l’esprit des trials américains, ces championnats des Etats-Unis qui décident de tout sur une course et qui se déroulaient au même moment à Eugene, dans l’Oregon. A la condition d’avoir effectué les minima, les trois premiers étaient qualifiés. Une règle simple, simpliste même, une guillotine, qui ne souffrait pas d’exception. Pas question d’être absent ce jour-là, comme ce fut le cas à Angers, où certains athlètes déjà qualifiés ont excipé de certificats médicaux pour ne pas concourir.

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Source du contenu: www.lemonde.fr

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