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Rénovation en mode low cost pour les magasins Franprix

Pas de Stéphane Plaza, ni de Valérie Damidot – stars du rafraîchissement d’intérieur à moindre coût – à l’horizon. Mais des astuces dignes de ces figures populaires du petit écran chez Franprix, qui s’est lancé dans une grande campagne de rénovation des magasins.

Cela fait près de dix ans que les supermarchés de cette filiale du Groupe Casino n’avaient pas été rajeunis de fond en comble. Depuis le concept appelé « Mandarine » en 2015, qui avait vu apparaître des machines à jus d’orange pressé et des barquettes de poulet-pommes de terre, largement copiées, depuis, dans la grande distribution alimentaire.

Mais, contrairement à cette époque, les caisses de Franprix sont presque vides depuis la déconfiture de sa maison mère, le Groupe Casino, qui a conduit à son changement d’actionnaires. Le groupe est passé fin mars aux mains d’un consortium mené par le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky.

Lire le décryptage : Article réservé à nos abonnés Les défis de Daniel Kretinsky, nouveau maître de Casino

Projet « Oxygène »

Fruit d’un an de travail avec ses franchisés, qui gèrent 950 des 1 100 magasins du réseau, le projet « Oxygène » de Franprix devrait conduire à la rénovation de 500 points de vente dans les quatre prochaines années. Dans le jargon de l’immobilier, on parle de home staging pour mettre en valeur, grâce à des astuces de décoration, un bien immobilier avant de le vendre. Franprix a fait du « retail staging », lance le directeur général de Franprix, Vincent Doumerc, en faisant visiter à la presse fin juin l’un des trois magasins témoins qui rouvriront à Paris, après travaux, d’ici à mi-juillet.

« C’est du faux », précise le patron en montrant les adhésifs « imitation carrelage » qui recouvrent le meuble réfrigéré des barquettes à manger sur le pouce (houmous, olives, soupes…) du Franprix de la porte de Bagnolet, à Paris. « Là, c’est rien, c’est des stickers. Ça le fait quand même ! », ajoute-t-il un peu plus loin en grattant du doigt les montants de l’étagère du rayon vin sur lesquels ont été apposés des revêtements autocollants « imitation bois » pour faire croire à un élégant mobilier en chêne clair.

« Pour que cela ne coûte pas trop cher, il n’y a plus de faux plafond. Il est brut et peint », poursuit M. Doumerc. En orange, bien sûr, aux couleurs de l’enseigne, qui détient 36 % du marché parisien et près de 40 % en Ile-de-France. Pour compléter ce rafraîchissement, des bacs en grillage orange ont fait leur apparition, suspendus à des crédences – « en mode Ikea », glisse le directeur général –, pour y installer des produits complémentaires (barres de céréales à côté des produits de snacking ; décapsuleur, jeu de Uno et éthylotest près des bouteilles de vin…). Cela afin de réaliser des ventes croisées qui améliorent le chiffre d’affaires. « L’objectif est que les clients rajoutent 1 article par panier », précise M. Doumerc.

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Source du contenu: www.lemonde.fr

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