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Arkéa Ultim Challenge-Brest : une « pause à durée indéterminée » et des avaries en série, mais peu de suspense

La nouvelle, inouïe, est tombée à l’aube, vendredi 2 février, dans un communiqué du Team Gitana, l’écurie du trimaran géant Maxi Edmond de Rothschild. Aux commandes de l’Arkéa Ultim challenge, depuis le 17 janvier, et largement en tête de cette première course autour du monde en solitaire à la voile réservée aux Ultims (trimarans à foils de 32 mètres), le skippeur breton Charles Caudrelier a pris « avec l’appui et l’expertise de sa cellule de routage (…), la décision de mettre sa course sur pause pour une durée encore indéterminée », alors qu’il devait doubler le cap Horn, dimanche 4 février.

Ce ralentissement délibéré, à ne pas confondre avec un arrêt, incombe à la fusion imminente de deux dépressions – majorée par la présence du relief de la cordillère des Andes –, qui doit générer des vents violents de 50 à 70 nœuds dans les rafales, et une mer très forte, au moment précis où le navigateur de 49 ans aurait dû entamer dans l’Atlantique la dernière ligne droite de cette circumnavigation d’ouest en est, lancée depuis Brest le 7 janvier.

Concrètement, Charles Caudrelier, 49 ans, vainqueur en solo de la Route du rhum 2022 sur ce même voilier, et fin connaisseur des mers du Sud pour avoir remporté la Volvo Ocean Race 2017-2018 (course autour du monde en équipage avec escale en monocoque de 20 m), doit marquer le pas pour laisser s’évacuer le gigantesque système dépressionnaire qui pointe devant ses étraves.

Alors qu’il imprimait un tempo d’enfer à l’épreuve – nouveaux chronos de référence en solitaire de la traversée de l’océan Indien et de la traversée Ouessant (Finistère) – cap Leeuwin (Australie) –, le Finistérien va donc remballer ses voiles d’avant, prendre deux ris dans la grand-voile (la réduire au maximum) pour ne plus porter « que » 120 m2, avancer à vitesse ultra-réduite, et réaliser un check-up et quelques travaux. Il profitera aussi de cette séquence imposée pour dormir un peu.

Forcer le passage, « c’était un guet-apens qui se serait refermé sur nous sans échappatoire possible puisque dans le Sud nous sommes limités par la Zone d’Exclusion Antarctique [secteur interdit par la direction de course pour esquiver les icebergs du grand Sud] », confirme Erwan Israël, 3e de la Transat Jacques Vabre en double avec Caudrelier, fin 2023, et membre de sa cellule de routage.

« Nous avons fait le choix d’être patients »

Un peu frustré, Charles Caudrelier bénéficiait cependant encore, vendredi au pointage de 15 heures ? d’une avance d’un peu plus de 3 400 milles (près de 5 500 km) sur son plus proche poursuivant, Armel Le Cléac’h (Maxi-Banque-Populaire-XI). Ce dernier a, de son côté, opté pour une route nord, atypique et plus longue, entre la côte est de l’Australie et la Nouvelle-Zélande afin d’échapper également aux impacts de la météo et redescendre sur le Horn.

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Source du contenu: www.lemonde.fr

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