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Marie-Eve Gahié : «Participer aux JO 2024, cela reste un sentiment spécial pour moi»

Déjà sélectionnée pour Paris 2024, la judokate française veut briller à l’occasion du Grand Slam organisé à l’Accor Arena ce samedi.

Marie-Eve, comment vous sentez-vous avant ce Paris Grand Slam ?
Marie-Eve Gahié : Physiquement je me sens bien. Je sors d’un stage en Autriche qui s’est bien passé et qui m’a bien remis dans le bain après avoir eu le droit à une petite période de vacances. Cela m’a bien remis en selle.

Et comment vous sentez-vous dans la peau d’une sélectionnée pour Paris 2024 ?
Je fais la part des choses avant ce Paris Grand Slam, qui reste quoi qu’il arrive un tournoi très important, que je sois sélectionnée ou pas. Maintenant, cela reste un sentiment spécial pour moi. Cela faisait huit ans que j’attendais cela après ma non-sélection pour les JO de Tokyo. J’étais très contente quand j’ai appris la nouvelle mais honnêtement, j’essaie de garder les pieds bien sûr terre.

On sent une forme de détachement de votre part, alors que cette sélection pourrait chasser les fantômes de Tokyo pour vous…
Ce sont des olympiades totalement différentes. Là, ce seront des Jeux à la maison et à titre personnel, je sors d’une année très difficile en 2023. Ce n’est pas que je suis détachée mais je veux rester concentrée pour aller chercher la plus belle des médailles. Je veux prendre point par point, et compétition par compétition pour être la plus performante possible.

Du coup, quelle importance revêt ce Paris Grand Slam sur la route des JO 2024 ?
J’ai vraiment très envie de gagner cette compétition. Je n’étais pas passée loin l’année dernière (elle avait fini 2e) et à six mois des Jeux, face à un plateau relevé, ce serait très bon pour la confiance et pour déclencher une dynamique positive. Et puis de mon point de vue, quand je m’aligne sur une compétition, c’est qu’elle est importante et je veux la gagner. Je sais que d’autres filles sélectionnées sont moins focalisées sur le résultat final mais ce ne sera pas mon cas. Après, c’est peut-être parce que je suis la nouvelle sélectionnée et que toutes les autres ont déjà vécu des Jeux que je réagis comme ça (rires).

Comptez-vous justement leur demander des conseils pour mieux préparer ces Jeux ?
Bien sûr. Depuis que je suis jeune, je discute des Jeux avec celles qui ont eu la chance d’y participer. C’est important d’avoir un retour d’expérience pour pouvoir s’en servir. Et puis moi, ça me donne envie d’être à leur place. En en parlant avec elles, je peux m’imprégner de ce qu’elles ont vécu à Tokyo par exemple, sans l’avoir vécu moi-même.

Considérez-vous ce Paris Grand Slam comme une répétition des Jeux ?
Non, pas du tout. Pour moi, c’est une étape à valider avant les Jeux. Certes, comme je suis déjà sélectionnée, ce sera une étape différente de ce qu’elle aurait pu être si j’avais dû aller chercher ma qualification mais elle reste une étape pour monter en pression. Pour le classement aussi, ce sera important. Et j’aime bien prendre le maximum de filles possible avant.

Sur le plan mental, comment allez-vous gérer la pression de ces premiers Jeux dont vous rêviez tant, à domicile qui plus est ?
Je pense que je suis très bien entourée pour faire la part des choses. Comme nos entraîneurs nous le disent à chaque fois, un combat reste un combat, qu’importe la compétition. Je vais m’appuyer sur mes expériences passées lors de Championnats du monde pour me rassurer. Dans mon entourage, tout le monde était heureux pour moi mais très vite, ils ont pris conscience de la pression que cela allait engendrer et ils essaient de ne pas en rajouter. Il faut absolument que cela reste de la pression positive.

Source du contenu: www.lefigaro.fr

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